La lutte contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) entre dans une nouvelle phase. Du 7 au 8 août, Addis-Abeba a accueilli la première réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (MCCS), créé dans le cadre de l’accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
Au terme des discussions, il a été décidé que la mise en œuvre du plan harmonisé de neutralisation des FDLR serait placée sous la responsabilité directe du MCCS.
Cette structure conjointe, composée de représentants permanents de Kinshasa et de Kigali, aura pour mission non seulement d’orchestrer les opérations visant à mettre fin aux activités de ce groupe armé d’origine rwandaise, mais aussi d’assurer le désengagement progressif des forces et la levée des mesures défensives par le Rwanda.
Le dispositif inclut également la facilitation de l’échange de renseignements et d’informations en temps réel entre les deux pays, afin de coordonner les actions et de réduire les risques d’incidents.
La réunion d’Addis-Abeba, à laquelle ont pris part des observateurs des États-Unis, du Qatar, du Togo (facilitateur de l’Union africaine) et de la Commission de l’Union africaine, a permis d’adopter les termes de référence encadrant le fonctionnement futur du MCCS.
Selon un communiqué du Département d’État américain, les partenaires internationaux se sont engagés à garantir une mise en œuvre « effective, efficace et impartiale » du plan, en soutenant toutes les initiatives de bonne foi visant à instaurer une stabilité durable dans la région.
« Le mécanisme conjoint de coordination de la sécurité de la RDC est chargé de mettre en œuvre le concept d’opérations du plan harmonisé de neutralisation des FDLR et de désengagement des forces, ainsi que de la levée des mesures défensives par le Rwanda (annexe de l’accord de paix signé le 27 juin 2025). Il doit également faciliter l’échange de renseignements et d’informations entre les parties, en vue de l’application de l’accord. Lors de cette première réunion, les membres permanents de la RDC et du Rwanda ont adopté les termes de référence régissant les futures réunions du mécanisme et ont entamé les discussions sur la mise en œuvre de l’accord de paix », précise le communiqué.
Pour Kinshasa, la neutralisation des FDLR constitue un impératif sécuritaire et politique, afin de pacifier l’Est du pays et permettre le redéploiement de l’autorité de l’État. Pour Kigali, cette étape est indispensable pour lever certaines mesures militaires prises au nom de la défense nationale.
En clôturant la session, la RDC et le Rwanda ont exprimé leur gratitude à l’Union africaine, aux États-Unis et au Qatar pour leurs efforts conjoints en faveur d’une résolution pacifique.
C. Timothée ÉZÉCHIEL
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