La multiplication des conflits armés et des interventions militaires à travers le monde suscite de vives inquiétudes sur l’avenir de l’ordre international. De la République démocratique du Congo au Moyen-Orient, en passant par l’Europe de l’Est et l’Amérique latine, plusieurs crises illustrent, selon certains acteurs politiques, un retour brutal à la loi du plus fort.
Dans une publication sur son compte X (ex-Twitter) ce samedi 3 janvier, Jean-Luc Mélenchon, leader du parti français La France insoumise, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de dérives impérialistes des États-Unis sous la présidence de Donald Trump. Il accuse Washington de s’attaquer à la souveraineté du Venezuela à travers une intervention militaire motivée par le contrôle du pétrole, évoquant même « l’enlèvement odieux du président Nicolás Maduro et de son épouse ».
Pour l’homme politique français, la lutte contre le narcotrafic servirait désormais de prétexte pour justifier des ingérences armées et des violations du droit international.
« Le narcotrafic est devenu le prétexte de l’empire et de ses agents politiques et médiatiques pour détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort », écrit-il.
Jean-Luc Mélenchon établit un parallèle entre plusieurs théâtres de conflits actuels : l’Ukraine, en proie à une guerre prolongée ; Gaza, ravagée par des violences récurrentes ; le Venezuela, menacé selon lui par une intervention étrangère ; et la République démocratique du Congo, confrontée depuis des décennies à des agressions armées, des rébellions soutenues de l’extérieur et une exploitation illégale de ses ressources naturelles.
Dans le cas de la RDC, cette lecture trouve un écho particulier. Le pays continue de subir l’insécurité persistante dans l’Est, marquée par l’activisme de groupes armés et l’implication présumée de forces étrangères notamment l’armée rwandaise, sur fond de convoitises minières. Une situation qui, pour de nombreux observateurs, s’inscrit dans la même logique de prédation et d’ingérence dénoncée à l’échelle mondiale.
« Avec l’Ukraine, Gaza, la République démocratique du Congo, l’invasion est redevenue un mode opératoire. La paix du monde entier est en cause », alerte Jean-Luc Mélenchon, appelant implicitement à une refondation du multilatéralisme et au respect strict de la souveraineté des États.
À l’heure où les tensions géopolitiques s’intensifient, ces déclarations relancent le débat sur la responsabilité des grandes puissances dans la déstabilisation de régions entières et sur l’urgence de préserver un ordre international fondé sur le droit, plutôt que sur la force.
Rédaction
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