Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, figure parmi les invités d’honneur de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial (World Economic Forum – WEF), prévue du 20 au 24 janvier 2026 à Davos, en Suisse.
L’annonce a été faite par la porte-parole du Chef de l’État, Tina Salama, dans un message publié sur le réseau social X, consulté ce dimanche 18 janvier 2026 par beto.cd. « Le Président de la République est l’un des invités d’honneur de la 56ᵉ réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos (@wef), la principale plateforme qui réunit les dirigeants du monde entier et des chefs d’entreprise pour débattre des grands enjeux contemporains », a-t-elle indiqué.
Selon Tina Salama, cette participation de haut niveau s’inscrit dans la stratégie de la République démocratique du Congo visant à consolider son image de « pays-solutions », capable d’apporter des réponses concrètes aux défis mondiaux actuels et futurs. Elle met notamment en avant les atouts du pays en matière de biodiversité, de minerais stratégiques, d’énergie et de capital humain.
Considéré comme l’un des rendez-vous économiques et politiques les plus influents au monde, le Forum économique mondial de Davos réunit chaque année chefs d’État, dirigeants de multinationales, décideurs publics et experts internationaux. Les discussions portent principalement sur le changement climatique, la transition énergétique, la géopolitique des ressources naturelles et l’avenir de l’économie mondiale.
La participation du Président Félix Tshisekedi illustre ainsi sa volonté de positionner la RDC comme un acteur responsable et engagé sur la scène internationale, en valorisant ses ressources naturelles et humaines comme leviers d’un développement durable et de partenariats équilibrés.
Lors de la précédente édition du Forum de Davos, le Chef de l’État congolais avait marqué les esprits en annonçant la création de la plus grande réserve forestière tropicale protégée au monde, baptisée « Couloir vert Kivu-Kinshasa », également connue sous le nom de « Réserve du fleuve Congo ».
Dans son intervention, le Président Tshisekedi avait expliqué que ce projet répond à l’aggravation de la crise climatique et à la déforestation massive qui menacent les grandes forêts de la planète. D’une superficie d’environ 550 000 km², dont 285 000 km² de forêt primaire et 60 000 km² de tourbières intactes, le Couloir vert s’étendra de l’Est à l’Ouest du pays et vise à préserver l’avenir du Bassin du Congo.
« La déforestation du Bassin du Congo met en danger l’humanité tout entière. Sa préservation garantira que les objectifs de l’Accord de Paris restent atteignables, tout en jetant les bases d’un nouvel avenir pour le peuple congolais, fondé sur l’unité, la stabilité et la prospérité », avait déclaré le Chef de l’État.
Cette annonce avait été largement saluée par plusieurs panélistes, dont le fondateur du Forum économique mondial, le professeur Klaus Schwab, qui avait loué l’engagement du Président Tshisekedi en faveur du lien entre paix, développement durable et protection de la nature.
L’ancien secrétaire d’État américain, John Kerry, avait également salué « une initiative essentielle visant à préserver et protéger le Bassin du Congo, tout en donnant à des millions de Congolais les moyens de contribuer à prévenir les pires effets de la crise climatique ».
Le Bassin du Congo, l’un des plus vastes réservoirs de biodiversité de la planète, s’étend sur six pays — le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon — dont près de 60 % de la couverture forestière se situe sur le territoire congolais.
Silas MUNGINDA
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