Ce lundi 26 janvier 2026 marque le premier anniversaire de l’occupation de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, par les rebelles de l’AFC-M23, soutenus par l’armée rwandaise. La ville était tombée après de violents affrontements, survenus dans un contexte marqué par l’assassinat du gouverneur militaire, le général-major Cirimwami Peter Nkuba.
Selon le gouvernement congolais, ce conflit a déjà coûté la vie à au moins 10 000 personnes, civils et militaires confondus. Malgré l’entrée des rebelles dans la ville, les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les résistants Wazalendo, avaient opposé une résistance farouche durant trois jours.
Un cri de détresse pour la justice
Un an plus tard, le traumatisme demeure profond. Les familles des victimes réclament vérité et justice. « Cela fait déjà un an que mes trois fils manquent à l’appel. C’était lors de l’arrivée des rebelles. J’ai perdu tout espoir de les revoir, tant de personnes ont été lâchement abattues », confie une habitante de Goma. Elle appelle à l’ouverture urgente d’enquêtes indépendantes : « Si la justice nationale montre ses limites, la justice internationale doit se saisir de ces dossiers. Il s’agit de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. »
Les défenseurs des droits humains partagent cette indignation. Ils dénoncent la poursuite des exactions et exigent le rétablissement immédiat de la paix. « Un an après, les menaces, les tortures et les disparitions forcées continuent de frapper la population civile. Ces actes sont commis par les rebelles. Nous exigeons la fin de la guerre et de l’impunité », affirme un activiste local.
Depuis son occupation par l’AFC-M23 et ses alliés, Goma s’est transformée en épicentre des violences. Entre tueries, assassinats ciblés, tortures et violences sexuelles, la ville vit désormais dans un climat de peur permanente et de profonde désolation.
Azarias Mokonzi
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