Cibles fréquentes depuis la résurgence du conflit à l’est de la République démocratique du Congo, les défenseurs des droits humains (DDH) ont bénéficié le week-end dernier à Beni, dans le Nord-Kivu, d’une formation sur leur sécurité physique et numérique.
Pendant deux jours, activistes et journalistes ont suivi un programme intensif portant sur la résilience numérique, la documentation et le signalement des violations des droits humains, le soutien psychosocial, ainsi que la maîtrise des mécanismes légaux de protection.
Selon Maître Vasco Saasita, coordonnateur de Haki Zangu-Inclusive Aid, l’organisation à l’origine de l’initiative, ce projet vise à renforcer les compétences techniques, la réinsertion et la résilience des DDH. « Nous disposons d’un programme d’accompagnement pour nos zones d’action que sont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri. L’objectif est de permettre à ces voix dissidentes de défendre les droits humains, quel que soit le contexte. Il était donc impératif de les capaciter », a-t-il expliqué.
Les participants ont salué cette initiative, reconnaissant que beaucoup de notions essentielles sur la sécurité leur échappaient jusqu’alors. « Cette formation est cruciale dans ce contexte de crise sécuritaire à l’est du pays. Elle nous permet de mieux comprendre l’attitude à adopter, d’autant plus que les défenseurs des droits humains sont des cibles privilégiées dans les zones sous influence rebelle », a témoigné Maître Justin Murutsi, président du Parlement des jeunes de Goma.
Cette session a été organisée dans le cadre du projet « Renforcement, Résilience et Réinsertion des Droits Humains en RDC » de Haki Zangu-Inclusive Aid.
Azarias Mokonzi
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
