La Commission Nationale des Droits de l’Homme de la République démocratique du Congo (CNDH-RDC) a réaffirmé son engagement en faveur de la vérité et de la justice dans le cadre du procès en appel relatif au double assassinat des experts des Nations unies, Zaida Catalán et Michael Sharp, survenu dans l’espace Kasaï.
Dans un communiqué officiel référencé CNDH/001/PRES/PNM/STAA/01/2026, la CNDH-RDC indique suivre de près l’évolution de cette procédure judiciaire, tout en restant attentive à l’enquête sur la disparition de leurs quatre compagnons congolais, toujours portés disparus depuis les faits.
La CNDH-RDC insiste sur la nécessité d’un verdict juste, crédible et impartial, impliquant l’ensemble des personnes responsables, tant les auteurs matériels que les commanditaires présumés du double meurtre. Elle exhorte le pouvoir judiciaire congolais à examiner sans complaisance le rôle et les responsabilités de toutes les personnes citées dans les enquêtes officielles.
Selon cette institution d’appui à la démocratie, un jugement conforme aux normes du droit international est indispensable pour restaurer l’image et la crédibilité de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.
Recherche des quatre Congolais disparus et coopération internationale
La Commission recommande à la justice militaire de redoubler d’efforts afin de retrouver les quatre ressortissants congolais liés à cette affaire, disparus après les assassinats. Elle plaide également pour une collaboration renforcée entre la justice congolaise et le gouvernement américain, dans le cadre du programme mondial de récompenses en matière de justice pénale du département d’État des États-Unis.
Au-delà du dossier des experts onusiens, la CNDH-RDC exige que justice soit rendue aux nombreuses victimes civiles de la tragédie de Kamwena Nsapu. Elle appelle à la réidentification des victimes enterrées dans plus de 80 fosses communes au Kasaï central et à la poursuite judiciaire des auteurs et commanditaires de ces massacres.
La Commission annonce la poursuite de sa mission d’enquête entamée en 2017 dans le Kasaï central. Cette mission vise à documenter les violations graves des droits humains commises durant la crise, à identifier les responsables et à formuler des recommandations, notamment en matière de responsabilité pénale et de réparation.
Par ailleurs, la CNDH encourage le maintien de la collaboration entre les autorités congolaises et le mécanisme de surveillance mandaté par les Nations unies, afin que la vérité et la justice prévalent dans l’affaire du double assassinat de Zaida Catalán et Michael Sharp.
La CNDH-RDC en appelle à la conscience collective du peuple congolais pour que de telles violations graves des droits humains ne se reproduisent plus jamais sur le territoire national.
Christian Okende
