« À Goma, à la veille d’une marche citoyenne annoncée, la population a été confrontée à des pratiques graves et répétées de gouvernance par crimes », a écrit Patrick Muyaya. Il a rappelé que la situation est similaire dans la cité de Sake, où plusieurs jeunes sont portés disparus après avoir manifesté contre l’occupation rwandaise en décembre dernier.
Le gouvernement souligne que ces événements illustrent « le rejet total par le peuple congolais de l’occupation rwandaise », un peuple « lassé des exactions, des tortures et des massacres ». Patrick Muyaya a exprimé la solidarité de l’État « aux victimes de ces actes répressifs, ainsi qu’à l’ensemble des populations civiles vivant sous le joug de l’ennemi ».
Malgré cette répression, la population continue de résister et de s’exprimer. Selon Patrick Muyaya, « notre brave population s’exprime, elle résiste et continuera de le faire dans toutes les parties occupées jusqu’au retrait du dernier militaire rwandais de notre territoire ».
Il a ajouté : « Les méthodes du père Rwanda, de répression, d’intimidation, d’emprisonnement, d’étouffement des libertés portées par le fils #M23 ne pourront jamais être exportées chez nous. La contrainte ne créera jamais ni légitimité ni adhésion ».
La marche citoyenne a été initiée et conduite par Sankara Bin Kartumwa, figure de la mobilisation. Il a dénoncé l’arrestation de plus de 70 jeunes à Goma, simplement pour avoir été en contact avec les organisateurs.
« Il est 21h25 à #Goma, plusieurs arrestations arbitraires ont déjà été signalées. Plus de 70 jeunes sont déjà arrêtés sous prétexte d’être en contact avec les personnes appelant à la manifestation de demain. Le #M23 doit comprendre qu’avoir le numéro de quelqu’un dans son téléphone ne fait pas de lui un complice de l’organisation d’une manifestation », a-t-il déclaré.
CT ÉZÉCHIEL
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