L’incident s’est produit en fin de journée, dans ce puits minier situé à environ 70 kilomètres à l’ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu. La carrière de Gasasa s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, attirant de nombreux mineurs malgré les risques inhérents à ces opérations.
Le groupe armé M23, qui exerce un contrôle sur la zone, a été mis en cause pour son rôle dans l’exploitation mal sécurisée des ressources dans la région, exacerbant les conditions de travail des mineurs artisanaux. Ceux-ci, souvent poussés par la pauvreté, n’ont d’autre choix que d’accepter des conditions de travail précaires, conscientes des dangers que cela implique.
Cet éboulement n’est pas un cas isolé et soulève des questions sur la sécurité des mineurs artisanaux dans un secteur qui représente pourtant une vitalité économique pour la RDC. Les organisations de défense des droits humains appellent à une meilleure régulation et à des mesures de protection pour ces travailleurs vulnérables.
L’accident a suscité des réactions de choc et de tristesse parmi les communautés locales et les familles touchées, qui demandent justice et une aide pour faire face à cette catastrophe.
Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver d’autres victimes potentielles, la situation à Rubaya reste tendue, révélant les enjeux complexes liés à l’exploitation minière dans l’est de la RDC.
N. Samuel
