S’adressant aux bourgmestres, chefs de quartiers et chefs de cellules, le VPM a insisté sur l’urgence d’organiser des opérations systématiques de curage des caniveaux, de libérer les emprises publiques occupées anarchiquement et de mettre en place un mécanisme de suivi hebdomadaire des actions engagées. Il a également plaidé pour une implication active des communautés locales afin d’ancrer une véritable culture de salubrité.
Cet appel a été lancé à l’occasion d’un atelier de sensibilisation consacré à l’assainissement urbain et aux défis liés au changement climatique.
« Le curage des caniveaux n’est pas une faveur, et la prévention n’est pas un discours. Ce sont des obligations qui nous incombent à tous », a martelé Jacquemin Shabani, rappelant que les autorités de proximité constituent « la première ligne » dans la prévention des inondations et la protection des populations.
Dans la même dynamique, il a exhorté le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, ainsi que son équipe, à renforcer l’organisation, la discipline et l’anticipation face aux catastrophes urbaines. « Les bourgmestres et les chefs de quartiers ne sont pas des figurants », a-t-il insisté, appelant à des actions régulières et mesurables.
Face aux défis persistants — insalubrité, érosion, incendies urbains — Daniel Bumba a plaidé pour une approche fondée sur la prévention, la sensibilisation continue et une coordination efficace entre tous les acteurs. « La culture du risque doit devenir un réflexe quotidien », a-t-il déclaré, appelant à bâtir une ville « plus sûre, plus résiliente et mieux préparée ».
Le VPM a également attiré l’attention sur la montée des rumeurs liées à des enlèvements suivis de demandes de rançon. Qu’ils soient avérés ou amplifiés, ces cas contribuent à installer un climat de peur au sein de la population. Jacquemin Shabani a ainsi instruit les responsables locaux de renforcer la vigilance, d’améliorer les mécanismes de remontée d’informations et de collaborer étroitement avec les services de sécurité.
« Chaque chef de quartier doit devenir un acteur clé de la sécurité de proximité. La sécurité n’est pas seulement l’affaire de la police ou de l’armée, elle est l’affaire de tous », a-t-il insisté.
Le chef de la territoriale a par ailleurs dénoncé les tracasseries administratives et les abus d’autorité, rappelant que l’application de la loi ne doit en aucun cas servir de prétexte à l’extorsion.
Il a notamment pointé le non-respect des dispositifs opérationnels à des points stratégiques comme l’Aéroport international de N’djili et le Beach Ngobila, qui renvoient, selon lui, une image préoccupante de la capitale.
Confrontée à des défis environnementaux et sécuritaires majeurs, Kinshasa entend désormais miser sur la prévention, la discipline collective et la mobilisation citoyenne pour améliorer durablement le cadre de vie.
À l’issue de l’atelier, les autorités ont été appelées à traduire ces orientations en actions concrètes : lancement immédiat des opérations de curage, dégagement des espaces publics, suivi régulier des travaux, intensification des campagnes de sensibilisation et renforcement des dispositifs de sécurité de proximité. Le succès de ces mesures dépendra de la coordination effective entre l’État, les autorités locales et les communautés.
Albert Einstein M
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