Du haut du perchoir de la chambre basse du Parlement congolais, ce mercredi, le député national et professeur Patrick Matata Makalamba est monté au créneau pour défendre la ratification d’un accord de prêt du gouvernement congolais dans le secteur agricole. Il s’agit d’un financement de la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) qui vise à transformer l’agriculture congolaise via l’implantation d’incubateurs de PME.
Signé initialement le 05 novembre 2025, cet accord de prêt de 16 millions de dollars américains est destiné au Projet d’Implantation des Incubateurs des Petites et Moyennes Entreprises dans le secteur agricole (PIIPME). Pour le professeur Patrick Matata, membre influent de la commission Économie et Finances (ECOFIN), ce projet n’est pas seulement opportun, mais, il est vital.
« Plus de la moitié de notre population vit en milieu rural et dépend directement de l’agriculture », a-t-il rappelé, avant de souligner que cette initiative gouvernementale est de « hautement stratégique » pour la souveraineté économique du pays.
En plus, Patrick Matata a pointé du doigt le déficit en infrastructures, qu’il considère comme le principal « goulot d’étranglement » du développement économique. Ainsi, son plaidoyer repose sur la connectivité territoriale. Selon cet élu de la ville de Kisangani, le projet PIIPME favorisera une intégration économique accrue entre les provinces du Grand Kasaï, de Maniema et une partie de l’Ouest et pourra faciliter les échanges commerciaux inter-régionaux.
« Le Kasaï pourra facilement produire et vendre au Kivu, et vice versa », a-t-il illustré, devant le Parlement congolais.
S’exprimant au nom du groupe parlementaire « Peuple Souverain », le professeur Matata a appelé à l’adoption rapide de ces projets de loi. Cependant, il a soutenu la recommandation selon laquelle qu’il faut renforcer la transversalité ministérielle.
« Il est essentiel d’impliquer davantage les ministères sectoriels, notamment l’Agriculture et le Développement rural, lors de la présentation de ces projets », a-t-il souligné.
Pour Matata, cette collaboration permettrait d’équilibrer les débats à l’Assemblée nationale, en combinant les impératifs financiers et les expertises techniques de terrain. Dans cette optique, Patrick Matata Makalamba a exhorté ses collègues à voter sans délai ces textes, afin d’accélérer la transformation concrète du secteur agricole au bénéfice des populations.
Serge SINDANI
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