La Présidence de l’Angola annonce ce lundi 24 mars dans les réseaux sociaux la fin de la médiation angolaise dans le conflit armée dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans le processus de normalisation des relations entre le Congo-Kinshasa et le Rwanda qui soutient un groupe rebelle, le M23 depuis sa résurgence en 2021. Une annonce qui intervient pendant un moment crucial marqué par la montée des tensions vers Walikale Centre, une porte d’entrée vers Kisangani.
La République angolaise, qui déclare la fin de sa médiation, dit se consacrer pleinement sur son mandat à la tête de l’Union Africaine. « Deux mois passés après la prise de la Présidence en exercice de l’Union Africaine, l’Angola considère qu’il est temps de se libérer de la responsabilité de médiateur de ce conflit à l’Est de la RDC à elle confié, pour se dédier de manière pleine aux priorités générales définies par l’Organisation continentale », peut-on lire dans un communiqué publié sur Facebook.
Un autre médiateur sera désigné, annonce l’administration de Joao Lourenço. Mais avant, un travail doit être fait avec la Commission de l’Union Africiane pour trouver un Chef d’Etat du pays qui pourra assumer ce rôle de médiateur du conflit entre la RDC et le Rwanda. Il « sera épaulé bien sûr par les pays de la SADC, de la Communauté de l’Afrique de l’Est et les facilitateurs désignés au conflit ».
Le président Joao Lourenço a été désigné par l’Union Africaine en 2022 dans ce conflit RDC-Rwanda. L’Angola dit n’avoir ménagé aucun effort pour s’engager de manière sérieuse, énergique et aussi en termes de ressources, en vue d’obtenir la paix définitive à l’Est de la RDC et à chercher de normaliser les relations entre les deux pays voisins.
Ce qui rappelle les deux rendez-vous manqués devant conduire vers la paix durable. Il y a d’un côté cette tripartite ratée du 15 décembre 2025, devant réunir les présidents Tshisekedi de la RDC, Kagame du Rwanda et Lourenço de l’Angola. Attendu, le chef du régime de Kigali n’avait pas fait le déplacement, exigeant un dialogue direct RDC-M23 au préalable. De l’autre côté, les discussions directes RDC-M23 du 18 mars. Bien que les congolais ont répondu présent, la délégation des rebelles avaient séché les pourparlers, avec pour argument le blocage créé par les sanctions européennes.
F.Joseph
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