Le rappeur et chanteur congolais Gims a été remis en liberté vendredi 27 mars à Paris, à l’issue de sa mise en examen pour « blanchiment aggravé » et « blanchiment en bande organisée », a annoncé le parquet national anticriminalité organisée, cité par Le Monde.
Interpellé puis placé en garde à vue durant quarante-huit heures, l’artiste, de son vrai nom Gandhi Djuna, est désormais sous contrôle judiciaire. Cette mesure s’accompagne notamment de l’obligation de verser un cautionnement, dont le montant n’a pas été précisé par les autorités judiciaires.
Selon le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), l’artiste est soupçonné d’entretenir des liens avec un vaste réseau international de blanchiment de fonds. « Ce n’est pas un membre reconnu du “haut du spectre” de la criminalité organisée », ont toutefois précisé les enquêteurs, tout en soulignant l’existence d’éléments jugés suffisamment sérieux pour justifier sa mise en examen.
Les investigations, menées par l’Office national antifraude (ONAF), ont mis en lumière « des liens potentiels » entre ce réseau et plusieurs personnes mises en cause, dont Gims. Ces soupçons portent notamment sur l’utilisation de fonds d’origine illicite pour financer d’importants investissements immobiliers à l’étranger, ainsi que sur des opérations destinées à dissimuler l’origine de ces capitaux.
Deux collaborateurs professionnels de l’artiste ont également été mis en examen dans le cadre de cette affaire, illustrant l’ampleur des investigations en cours.
Figure majeure de la scène musicale francophone et régulièrement en tête des ventes en France, Gims voit ainsi sa situation judiciaire évoluer vers une phase d’instruction, sans pour autant être incarcéré à ce stade. L’enquête se poursuit afin d’établir la nature exacte de son implication présumée dans ce dossier.
Odon Bakumba
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