Dans un contexte de tensions diplomatiques suscitées par l’extension des restrictions de voyage décidées par l’administration américaine, la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis ont convenu de renforcer leur dialogue afin de limiter les impacts de cette mesure.
Cette décision intervient après l’annonce du Département d’État américain, sous l’administration Trump, d’ajouter une vingtaine de pays – dont la RDC – à une liste de destinations jugées à risque pour les ressortissants américains, en invoquant une « capacité limitée à intervenir » en cas d’urgence sur le territoire congolais.
Pour éviter toute détérioration des relations bilatérales et protéger la mobilité des citoyens congolais, les autorités de Kinshasa ont reçu, ce jeudi 19 juin, l’ambassadrice des États-Unis, Lucy Tamlyn, à l’issue d’une réunion de haut niveau. Celle-ci a abouti à la publication d’un communiqué conjoint, signé par Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, et Thérèse Kayikwamba, ministre d’État aux Affaires étrangères.
Le document met en avant « un dialogue ouvert et constructif » entre les deux parties, axé sur la clarification des termes de cette mesure américaine et sur les mécanismes à mettre en place pour en atténuer les effets potentiels.
Kinshasa a réaffirmé son engagement à renforcer la fiabilité des documents de voyage et à améliorer la coopération interinstitutionnelle en matière de gestion migratoire. Pour le ministre de l’Intérieur, ces efforts visent à garantir à la fois la sécurité des citoyens et le respect des standards internationaux.
La RDC espère, à travers cette concertation, éviter que ses ressortissants ne soient pénalisés par des restrictions jugées disproportionnées, tout en consolidant sa coopération avec les États-Unis dans les domaines de la sécurité et de la mobilité internationale.
Silas MUNGINDA
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