La République démocratique du Congo (RDC) a marqué les esprits ce mercredi à New York, lors de l’ouverture de la session matinale du débat général de l’Assemblée générale des Nations unies. Pour la première fois, c’est la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, qui a dirigé les travaux au nom du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon la presse présidentielle, alors que le Chef de l’État prenait part en parallèle à une réunion de haut niveau du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, la cheffe de la diplomatie congolaise a assuré avec maîtrise la présidence des débats. Elle a coordonné les interventions de personnalités de premier plan, parmi lesquelles le roi Felipe VI d’Espagne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le prince Albert II de Monaco ou encore le président iranien Massoud Pezzeshkian.
Au-delà d’un simple geste protocolaire, cette séquence illustre une évolution symbolique : la RDC s’affirme comme un acteur crédible et respecté au sein de la plus grande enceinte multilatérale du monde. La confiance placée en une représentante congolaise reflète non seulement le rayonnement croissant du pays, mais aussi le leadership du président Tshisekedi dans la promotion des compétences féminines.
Cette étape intervient à la veille de l’entrée officielle de la RDC au Conseil de sécurité des Nations unies en tant que membre non permanent pour la période 2026-2027, consolidant ainsi sa voix dans les grandes décisions internationales en matière de paix et de sécurité.
En accédant dès cette année à la vice-présidence de la 80ᵉ Assemblée générale, Kinshasa bénéficie d’une tribune stratégique pour défendre ses priorités : le respect de la souveraineté nationale, la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et la promotion d’un multilatéralisme plus juste, souligne la même source.
Pierre Kabakila
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
