Le Service national franchit une nouvelle étape dans sa mission de bâtir la nation. Dès décembre 2025, un Atelier national de confection des tenues militaires et policières ouvrira ses portes, avec une capacité de production impressionnante de 2.000 tenues par jour, soit près de 700.000 par an, a annoncé le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, Commandant du Service national.
« Tous les matériaux sont déjà ici au pays. L’atelier sera inauguré d’ici décembre », a-t-il rassuré, confirmant ainsi la détermination du Service national à renforcer l’autonomie de la République démocratique du Congo dans un secteur aussi stratégique que l’habillement militaire et policier.
Particularité de cet atelier : il sera tenu par d’anciens kulunas – ces jeunes autrefois redoutés pour leur violence dans les rues – aujourd’hui transformés en bâtisseurs de la nation. Cette réinsertion illustre la volonté du Service national de transformer les faiblesses sociales en opportunités pour le développement. En mobilisant ces jeunes, le projet contribue non seulement à l’économie nationale, mais aussi à la pacification sociale, en offrant des perspectives concrètes à ceux qui étaient autrefois marginalisés.
Depuis sa création, le Service national ne cesse de diversifier ses initiatives. Après avoir lancé la production de maïs à grande échelle, construit des écoles et des centres hospitaliers, et assuré la distribution de bancs aux écoles, universités et instituts supérieurs du pays, il s’attaque désormais à un nouveau défi : habiller les militaires et policiers de la RDC. Cette approche multisectorielle, allant de l’agriculture à l’éducation, en passant par la santé et la défense, démontre l’ambition du Service national de se positionner comme un acteur clé du développement et de la souveraineté nationale.
Avec cet atelier, la RDC réduit sa dépendance vis-à-vis de l’étranger dans le domaine des uniformes militaires et policiers. Produire localement, avec des matériaux disponibles dans le pays, devient un symbole fort d’indépendance économique et stratégique. Pour le Lieutenant-général Kasongo Kabwik, il ne s’agit pas seulement de doter les forces armées et la police de tenues de qualité, mais également de montrer que la RDC est capable de compter sur elle-même, grâce à ses ressources et à son capital humain.
Cet atelier, qui ouvrira ses portes en décembre 2025, représente donc une nouvelle page dans l’histoire du Service national : celle d’une armée et d’une police habillées « made in Congo », par des mains congolaises, pour la défense de la nation.
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