L’insécurité persistante dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, porte un coup sévère au système de santé local. Ce vendredi 23 janvier 2026, des sources sanitaires ont alerté sur la fermeture d’au moins cinq structures médicales et de plusieurs postes de santé dans le groupement Mwenye, compromettant gravement l’accès aux soins pour des milliers de civils.
L’activisme des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) est directement mis en cause. En raison des attaques répétées, les centres de santé de Mausa, Pombi, Mandelya, Musenge, ainsi que le Centre de santé de référence de Masoy, ont été contraints de suspendre toutes leurs activités.
Selon la société civile locale, cette situation découle d’une recrudescence alarmante des violences. En l’espace de deux semaines seulement, plus de 21 personnes ont perdu la vie lors d’attaques attribuées aux ADF dans cette partie du territoire de Lubero.
Craignant pour leur sécurité, les agents de santé ont fui les zones affectées, laissant les structures médicales à l’abandon. Cette situation s’inscrit dans un contexte plus large de déplacements massifs de populations, de nombreux habitants ayant quitté leurs villages pour se réfugier dans des zones jugées relativement plus sûres.
La société civile du groupement Mwenye tire la sonnette d’alarme. Elle redoute une aggravation de la crise humanitaire, déjà préoccupante dans cette région éprouvée par des années de conflit armé. Privées d’assistance médicale, les personnes déplacées ainsi que les rares habitants restés sur place sont exposés à une augmentation des risques de mortalité, notamment en cas d’urgences sanitaires ou de maladies courantes.
Face à cette situation jugée critique, les forces vives locales lancent un appel pressant aux autorités compétentes. La société civile plaide pour le renforcement des opérations conjointes FARDC–UPDF, afin de sécuriser les populations civiles, restaurer la paix et créer les conditions favorables au retour des déplacés et à la réouverture des structures sanitaires.
En attendant une réponse sécuritaire efficace, le groupement Mwenye s’enfonce dans une crise profonde, où le droit fondamental à la santé demeure gravement compromis.
Azarias Mokonzi
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