Pour sa première sortie en province, le nouveau chef de la MONUSCO a posé ses valises à Beni, épicentre des violences attribuées aux Forces démocratiques alliées. Une mission de 48 heures placée sous le signe de l’écoute des populations et de l’évaluation de la réponse onusienne.
Arrivé ce lundi à l’aéroport de Mavivi, James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en RDC, entame ainsi sa toute première mission de terrain, deux semaines seulement après sa nomination. Il a été accueilli par les autorités provinciales du Nord-Kivu, dont Beni fait office de chef-lieu provisoire.
L’objectif de cette visite est clairement défini. « Le chef de la MONUSCO est arrivé pour évaluer la protection des civils », a indiqué Jean Tobie Okala, chef du département de l’information publique et stratégique du bureau de la mission à Beni et en Ituri.
Le choix de Beni n’est pas anodin. Cette zone demeure l’une des plus durement touchées par les attaques des groupes armés, notamment celles des ADF, responsables de nombreuses exactions contre les civils.
Durant son séjour, James Swan doit multiplier les rencontres avec les autorités locales, les acteurs politiques ainsi que les représentants de la société civile. L’objectif est de confronter la stratégie de la mission aux réalités du terrain, mais aussi de recueillir les attentes des communautés affectées.

Face aux critiques récurrentes sur son efficacité, la MONUSCO affirme vouloir « examiner les moyens d’améliorer sa réponse ». Sur place, les populations attendent des résultats concrets, après plusieurs mois marqués par une insécurité persistante.
Ce déplacement dans le territoire de Beni doit ainsi permettre au chef de la mission onusienne « d’appréhender les réalités du terrain » et d’ajuster, si nécessaire, les actions de la MONUSCO. La mission doit s’achever ce mardi 21 avril.
Isaac Bin-Ngeve
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