Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a fermement défendu, mercredi 6 mai, les Accords de Washington ainsi que le partenariat stratégique conclu avec les États-Unis, tout en rejetant toute idée de «délégation de souveraineté».
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le Chef de l’État a tenu à clarifier la portée de ces engagements internationaux, assurant qu’ils s’inscrivent exclusivement dans une logique de défense des intérêts nationaux et de recherche de la paix durable.
«Les Accords de Washington ne sont en aucun cas une délégation de souveraineté. Ils ne constituent pas une transaction faite au détriment du peuple congolais», a-t-il affirmé avec insistance.
Selon lui, ces accords visent principalement à accélérer le retour de la stabilité dans l’Est du pays, en mettant fin aux violences armées et en renforçant l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits.
Il a également souligné que la stratégie diplomatique adoptée par son gouvernement face à la crise sécuritaire dans l’Est repose sur le droit international et la mobilisation des partenaires extérieurs.
«Le choix de la diplomatie n’a jamais été un signe de faiblesse», a-t-il déclaré, estimant que cette approche permet de mieux isoler les acteurs de l’instabilité et de renforcer la position de la RDC sur la scène internationale.
Dans la même dynamique, Félix Tshisekedi a présenté le partenariat stratégique avec les États-Unis comme une opportunité souveraine de valorisation des ressources naturelles du pays, notamment le cobalt, le coltan, le lithium et le cuivre.
Il a plaidé pour des investissements structurants, orientés vers la transformation locale des minerais, afin de favoriser la création d’emplois, le transfert de technologies et l’accélération du processus d’industrialisation de la République démocratique du Congo.
Christian Okende
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