Selon les informations révélées par Bloomberg, le protocole d’accord a été signé à Madrid et établit un cadre d’approvisionnement à long terme en hydroxyde de cobalt brut provenant de la RDC.
Cet accord tripartite prévoit que le cobalt extrait artisanalement en RDC alimentera les futures installations industrielles d’EVelution Energy aux États-Unis. La société américaine ambitionne notamment de construire la première grande raffinerie de cobalt du pays, dans l’État de l’Arizona.
À travers ce projet, Washington cherche à réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine, qui domine actuellement le raffinage mondial du cobalt, un minerai stratégique indispensable à la fabrication des batteries pour véhicules électriques.
Un enjeu stratégique pour les États-Unis
La République démocratique du Congo demeure le principal producteur mondial de cobalt et détient les plus importantes réserves connues de ce minerai critique. Entre 10 et 20 % de la production nationale provient du secteur artisanal, assuré par des milliers de creuseurs indépendants.
Cependant, cette exploitation artisanale reste régulièrement associée à des préoccupations liées à la sécurité des travailleurs, aux conditions sociales précaires ainsi qu’aux accusations de travail des enfants.
Dans ce contexte, l’implication de l’EGC et de Trafigura vise à mettre en place une chaîne d’approvisionnement répondant à des standards éthiques plus stricts. Le partenariat prévoit notamment la traçabilité complète des minerais, l’interdiction du travail des enfants sur les sites concernés, l’amélioration des conditions de sécurité des mineurs artisanaux ainsi que la mise en place de mécanismes de prix jugés plus équitables pour les communautés locales.
En intégrant du cobalt artisanal certifié dans l’écosystème industriel américain, cet accord entend transformer un secteur longtemps considéré comme à risque en une filière d’approvisionnement plus durable et plus transparente.
Silas MUNGINDA
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