La ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, a procédé ce jeudi à l’Athénée de la Gombe au lancement officiel de la digitalisation du contrôle physique des enseignants par la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs (DINACOPE).
La cérémonie a eu lieu devant un parterre d’autorités éducatives, de partenaires techniques et d’acteurs du secteur scolaire.
La ministre a insisté sur le fait que ce lancement n’est pas un événement isolé, mais une réponse concrète aux engagements du gouvernement inscrits dans le Plan quinquennal 2024-2029, notamment sous l’objectif stratégique 4, consacré à la modernisation du système éducatif par l’intégration des technologies de l’information et de la communication.
« Ce lancement n’est pas un événement isolé. Il constitue une réponse concrète aux engagements pris dans le plan quinquennal 2024-2029, plus précisément sous l’objectif stratégique 4, qui vise la modernisation du système éducatif par l’intégration des technologies de l’information et de la communication », a-t-elle insisté.
Vers plus de transparence et d’efficacité administrative
La digitalisation du contrôle physique des enseignants marque la fin progressive du système manuel basé sur le papier. Pour la ministre, ce basculement répond à un impératif de gouvernance.
« En numérisant le contrôle physique des enseignants, nous renforçons la transparence et l’efficacité administrative. Ce nouveau système intégré permettra une gestion fiable et sécurisée de la base de données des enseignants, l’élimination des doublons et des carences, ainsi qu’une meilleure traçabilité des mouvements du personnel enseignant sur toute l’étendue du territoire national », a expliqué Raissa Malu.
Les phases pilotes menées dans les provinces de Kinshasa et du Congo Central ayant produit des résultats satisfaisants, le gouvernement entend désormais généraliser ce dispositif.
« Les tests concluants réalisés nous permettent aujourd’hui d’avancer vers la généralisation de ce système à l’échelle nationale », a annoncé la ministre.
La ministre Raissa Malu a réaffirmé que cette innovation technologique s’inscrit dans l’axe 3 du plan quinquennal du ministère, consacré au renforcement de la gouvernance.
« L’innovation technologique doit être le moteur d’une administration scolaire plus performante. Nous réaffirmons notre détermination à rationaliser la gestion des ressources pour le seul bénéfice de l’enseignant congolais et de l’élève », a-t-elle martelé.
La digitalisation, prélude à la paie électronique
Prenant la parole, le secrétaire général a.i, a replacé cette réforme dans le contexte des difficultés persistantes liées à la paie des enseignants.
« Face aux multiples réclamations des enseignants concernant les retards récurrents de paiement des salaires, et après une étude approfondie, il a été décidé de digitaliser le contrôle physique mensuel des enseignants en prélude à la digitalisation de la paie », a-t-il expliqué.
Selon lui, la conversion des données physiques en informations numériques constitue une rupture majeure dans la gestion des ressources humaines du secteur éducatif.
« Grâce à l’utilisation des tablettes pour le contrôle mensuel et à la numérisation des mouvements et des données de paie, nous franchissons un cap vers une gestion plus efficace, plus transparente et en temps réel », a-t-il souligné.
Dès le mois de février, cette réforme sera étendue à d’autres provinces avant une généralisation progressive à l’ensemble du pays.
Des cartes biométriques pour sécuriser les salaires
L’un des axes majeurs de cette réforme concerne la digitalisation de la paie des enseignants. Le secrétaire général A.I de l’éducation nationale, a annoncé la mise en place de cartes de service biométriques multifonctionnelles.
« Les enseignants identifiés à l’aide de leurs données biométriques pourront retirer leurs salaires auprès de n’importe quel distributeur automatique de billets ou opérateur de mobile money. Ces cartes seront également utilisables pour les paiements électroniques sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il précisé.
Un dispositif rendu possible grâce à l’appui de la Banque mondiale, à travers un projet ayant permis la dotation de plus de 1 660 tablettes, 389 ordinateurs et un serveur, destinés aux services de la DINACOPE à travers le pays.
L’un des moments fort était la remise symbolique de matériel informatique a été effectuée, comprenant 1 260 tablettes, 302 ordinateurs et un serveur, acquis grâce à l’appui du projet PERS. Ces équipements permettront aux services techniques de mener efficacement le contrôle numérique des enseignants sur le terrain.
Christian Timothée ÉZÉCHIEL
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
