Les mouvements citoyens LUCHA et Filimbi lance un ultimatum de 14 jours au maire de la ville de Kisangani pour qu’il démissionne. Jean-Louis Alasso Boselekolo est accusé de « despotisme » et d’ « incompétence notoire » vis-à-vis de la situation actuelle que traverse la ville de Kisangani.
Dans un mémorandum adressé à l’autorité urbaine le mardi 09 mars, lu devant la presse après une marche pacifique étouffée, LUCHA et Filimbi estiment les signaux sont au rouge. Le constat fait par ces derniers révèle que de l’insalubrité à l’insécurité en passant par le non-paiement des agents de la Mairie et la profanation des tombes tout va mal. « Toutes les communes qui composent la ville de Kisangani, plus le secteur de Lubuyabera sont devenus de véritables enfers sur terre. Les délinquant réunis dans les différents groupes (Topaz, Etats-Unis, Mexicains, Monusco ; Kosovo, …) et les bandits mains armées font la loi à ciel ouvert, jour comme nuit. Ce temps-ci, il ne passe pas un seul jour sans qu’on n’enregistre un cas de meurtre, vol à main armée ou d’extorsion. Ces voyous violent, volent et pillent les biens de la population à plein jour à tel enseigne que la population ne sait plus à quel saint se confier. Cette triste réalité fait de Kisangani une véritable jungle. » détaillent ces structures citoyennes.
D’après ces deux mouvements, les vieilles femmes
et les vieux hommes qui travaillent à la Mairie accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires, au su de leur employeur. « Ce sont de braves Agents de l’Etat, d’une Entité Territoriale Décentralisée. De ce fait, ils méritent un salaire digne et régulier au prorata des loyaux services qu’ils rendent à la Nation, à l’Entité. Malheureusement, votre cynisme les soumet dans un avilissement sans pareil en les privant de leurs salaires. À ce jour, il y a certains de vos Agents qui accusent déjà plus de 20 mois d’arriérés de salaire. », écrivent-ils à Jean-Louis Alasso.
Au regard de tous les griefs évoqués, la LUCHA et Filimbi exigent la démission « pure et simple » endéans 14 jours à dater d’aujourd’hui.
« Monsieur le Maire, si vous rendez votre tablier dans ce délai, non seulement toute la population de Kisangani sera en liesse, mais aussi et surtout vous sortirez de la Mairie par la grande porte. », exigent-ils.
Dans le cas contraire, « la Lucha et Filimbi poursuivront non seulement des actions pacifiques mais aussi des plaidoyers au niveau hiérarchique (en province et à Kinshasa) afin d’obtenir votre destitution, synonyme d’un départ honteux. Ils ne ménageront également aucun effort pour exiger l’audit de la caisse de la Mairie par l’Inspection Générale des Finances (IGF). », préviennent-ils.
Serge SINDANI
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