Lors de l’ouverture d’une réunion des experts africains organisée en Côte- d’Ivoire, plus précisément à Abidjan, jeudi 8 décembre, la Députée nationale Annie Mombunza a lancé un appel à l’Union africaine et aux partenaires internationaux, à sanctionner les agresseurs de la République démocratique du Congo (RDC).
Représentante de la RDC à ces assises axées sur le thème: « Renforcer la résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire sur le continent », Annie Mombunza a, du haut de la tribune de l’année de l’Union africaine, appelé la Communauté africaine de converger autour d’une sanction contre l’agression de la RDC par le Rwanda sous couvert du M23 qui affecte les conditions de vie des populations principalement en Ituri, au Nord et au Sud Kivu, au Maniema et dans la province du Tanganyika.
Évoquant le fléau de l’insécurité alimentaire, la députée a exigé une mise en place urgente des actions
pour ces populations, lesquelles devraient renforcer la lutte contre les maladies, mais aussi la poursuite des efforts nationaux , sous régionaux , même au niveau de l’Union africaine contre l’activisme des groupes armés.
« Pour mettre fin au fléau de l’insécurité alimentaire en Afrique en général et en RDC en particulier, il faut la mise en place des actions urgentes en faveur des populations en situation de crise alimentaire et nutritionnelle, le renforcement des luttes contre les maladies d’origine hydrique, à travers l’amélioration de l’accès à l’eau et aux infrastructures d’assainissement , principalement dans les zones endémiques, et la poursuite des efforts nationaux , sous régionaux , voire au niveau de l’Union africaine contre l’activisme des groupes armés qui aggravent les acteurs de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a-t-elle recommandé.
Elle a poursuivi son discours en précisant que « l’objectif de cette réunion est de plaider en faveur d’un engagement politique de haut niveau dans la mise en œuvre de la feuille de route thématique de l’année africaine et d’un investissement accru dans la nutrition et la sécurité alimentaire afin de pouvoir accélérer les objectifs à atteindre dans ce domaine ».
Une prévalence plus élevée des sous-alimentés
La mandataire a, en outre, fait savoir que la région africaine en général et surtout l’Afrique subsaharienne, a la prévalence la plus élevée des personnes touchées par la sous-alimentation. Selon des différents rapports de SOFI, FAO et PAM, une personne sur cinq était confrontée au problème de la faim en 2021; en cette année, 2022, ce chiffre a connu une augmentation de 22% de personnes en situation d’insécurité alimentaire.
Il sied de rappeler que la 35ème Assemblée, tenue du 5 au 6 février de cette année avait approuvé et lancé «l’Année africaine de la nutrition », sous le thème de « renforcement de la résilience en matière de nutrition et de sécurité alimentaire sur le continent africain : renforcement des systèmes agroalimentaires, de santé et de protection sociale pour l’accélération du développement du capital humain, social et économique ».
Odon Bakumba
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