Alors que la RDC ambitionne d’étendre l’accès à l’électricité à travers ses territoires, la centrale hydroélectrique de Kakobola, au Kwilu, se prépare à entrer en service. Au cœur de cette dynamique, une deuxième phase stratégique entend toucher plus de quatre agglomérations, marquant une avancée décisive vers l’électrification des zones longtemps enclavées.
Présentant les derniers développements du projet lors du 44ᵉ Conseil des ministres tenu le vendredi 23 mai, le ministre des Ressources Hydrauliques et Électricité a exposé l’état d’avancement de la centrale de Kakobola, tout en annonçant le lancement de sa phase opérationnelle. Achevée dans sa composante de production, avec une capacité installée de 10,5 mégawatts, l’infrastructure s’apprête désormais à remplir sa vocation première consistant à alimenter durablement en électricité les localités environnantes.
La deuxième phase du projet consiste à construire les lignes de transport et les réseaux de distribution destinés à desservir les villes de Kikwit, Idiofa et Gungu, ainsi que les missions catholiques de Totshi et Aten, sans oublier le village de Batshamba, renseigne le compte-rendu de la réunion gouvernementale.
Conscient des impératifs financiers que cette transition implique, le gouvernement a instruit le Ministre des Finances à assurer la couverture des frais relatifs à la finalisation des travaux. Ce soutien budgétaire vise à garantir la continuité du chantier et à éviter tout retard dans la mise en service effective du réseau.
Parallèlement, une réforme de la gouvernance de la Grande Centrale de Kakobola est à l’étude. Celle-ci prévoit l’intégration de volets commerciaux et techniques renforcés, avec l’accompagnement d’un opérateur externe pour assurer une distribution efficiente de l’électricité produite. Cette approche vise à professionnaliser la gestion de l’infrastructure tout en maximisant son rendement.
Afin de faciliter la commercialisation de l’énergie, il est également prévu la signature prochaine d’un Arrêté Interministériel fixant un tarif provisoire applicable à la centrale. Cette mesure devrait permettre une tarification transparente et équilibrée, propice à l’accessibilité du service tout en assurant la viabilité économique du projet.
Le Conseil des ministres a pris acte de cette note d’information, réaffirmant ainsi son ambition d’inscrire l’électrification du Kwilu dans une stratégie nationale plus large de développement territorial.
À noter que, lors d’un meeting tenu le 17 mars dernier à Kikwit, la Première ministre Judith Suminwa avait exprimé sa volonté personnelle de suivre de près les travaux visant à connecter la ville, ainsi que les localités de Gungu et Idiofa, au réseau électrique de Kakobola.
« Les travaux de Kakobola ont pris fin. Reste la connexion de Kikwit, Idiofa et Gungu. Je vous dis maintenant que j’ai donné l’instruction pour la connexion de Kikwit. J’ai pris l’engagement, Kikwit est déjà prêt. Il faut qu’ils fassent les derniers réglages pour que cette connexion soit réelle », avait déclaré la cheffe du gouvernement devant un public attentif de Kikwitois.
F. ISSA
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