L’accord de paix signé ce vendredi entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda continue de faire réagir. Tandis que certains redoutent un échange implicite entre la paix et les ressources naturelles congolaises, la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, rejette catégoriquement ces allégations.
Intervenant depuis les États-Unis sur les antennes de la chaîne nationale, la cheffe de la diplomatie congolaise a tenu à clarifier les enjeux de cet accord, signé sous la médiation de Washington : « À ceux qui pensent que cette paix a été obtenue au prix du bradage de nos ressources, je dis non, ce n’est pas le cas. »
Selon elle, l’accord met l’accent sur deux piliers essentiels : le rétablissement de la paix et le retour de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
« Il ne s’agit pas d’un compromis économique, mais d’un engagement politique en faveur de la stabilité et de la souveraineté de la RDC », a-t-elle précisé.
Appelant les Congolais à considérer l’accord dans une logique séquentielle, Thérèse Kayikwamba insiste sur le lien indissociable entre paix et développement : « Aucun développement n’est possible sans la paix. C’est un pas décisif que le Congo vient de franchir. Cet accord vise à créer un environnement favorable à une économie dynamique, au bénéfice de nos compatriotes de l’Est et de tout le pays. »
Signé sous la médiation américaine, l’accord repose sur des principes posés dès la déclaration conjointe d’avril dernier. Parmi les engagements phares : Le respect mutuel de l’intégrité territoriale ; La fin des hostilités dans la région des Grands Lacs ; Le retrait progressif des troupes rwandaises du sol congolais ; Et la levée des mesures sécuritaires imposées par Kigali.
Un cadre que la ministre présente comme « un socle de confiance et de responsabilité partagée » pour permettre à la région d’enfin tourner la page des violences.
O. Fiston
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