Les massacres de civils se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo. Après les tueries rapportées à Binza, dans le territoire de Rutshuru, le député national Crispin Mbindule Mitono alerte désormais sur de nouveaux crimes dans le territoire voisin de Lubero, toujours dans le Nord-Kivu.
Dans un message publié sur son compte X, l’élu de Butembo accuse les rebelles du M23, appuyés par l’armée rwandaise, de mener des exécutions ciblées contre les jeunes dans plusieurs villages du territoire de Lubero. « Après les massacres de civils à Binza, le M23/RDF poursuit les tueries sélectives de jeunes à Kaseghe, Kipuli et Kikubo », a-t-il dénoncé.
Selon lui, ces actes ont pour but de semer la terreur parmi les populations locales et d’affaiblir toute résistance. Il appelle à une intervention militaire immédiate pour mettre fin à ces violences. « Pour stopper ce bain de sang, une action militaire de sauvetage s’impose », plaide-t-il.
Ces accusations interviennent dans un contexte de recrudescence des violences dans les zones sous contrôle du M23. Depuis le 11 juillet 2025, le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru a documenté au moins 296 cas de civils tués, en majorité des agriculteurs, exécutés dans leurs champs. Les rebelles les auraient accusés, sans preuve, d’appartenir aux FDLR, un groupe armé rwandais hostile à Kigali.
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a, de son côté, confirmé au moins 319 civils tués entre le 9 et le 21 juillet dans quatre villages du territoire de Rutshuru. Parmi les victimes figurent 48 femmes et 19 enfants.
« Je suis consterné par les attaques contre les civils menées par le M23 et d’autres groupes armés dans l’est de la RDC, malgré le cessez-le-feu récemment signé à Doha », a déclaré le Haut-Commissaire Volker Türk, appelant à la fin immédiate des violences et à la traduction en justice de leurs auteurs.
Azarias Mokonzi
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