Soucieuse des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées, la présidence de la plateforme de confessions religieuses représentée par l’Eglise catholique et l’Eglise du Christ au Congo (ECC) a indiqué au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 07 octobre que le choix de la candidature de Denis Kadima porté par les six confessions religieuses a été entaché de plusieurs irrégularités notamment, des menaces, pressions, intimidations ettentatives de corruptions.
Pour le tandem CENCO-ECC, ces éléments démontrent que Denis Kadima a le soutien d’une famille politique. Ces deux confessions religieuses disent détenir des enregistrements qui prouvent leur position par rapport à la candidature de Denis Kadima. Ainsi, ces preuves seront transmises au bureau de l’Assemblée nationale.
« Le choix de l’intéressé par les six confessions religieuses a été entaché des irrégularités et des griefs importants, notamment : des menaces, pressions, intimidations, tentatives de corruptions. Ces éléments suffisent pour démonter que ce candidat est porté par une famille politique, mettant ainsi en cause sa crédibilité et son indépendance”, lit-on dans le rapport global du présidium de la plateforme des confessions religieuses sur la désignation des animateurs de la CENI parvenu à POLITICO.CD.
« On a voulu rencontré le Chef de l’Etat pour lui donner la primeur de ces choses délicates. Ce sont des choses très délicates en politique. Cela peut aller dans tous les sens. Comme le président de la République a dit qu’il n’est pas disponible pour des raisons qu’il a évoqué on s’entend à ce que le bureau de l’Assemblée nationale nous reçoive. On lui donnera ces preuves. On a enregistré parce que la fois passée on a été victime des mensonges. Comme on a eu à faire aux mêmes personnes, on a eu le réflexe d’être très prudents », a déclaré l’abbé Donatien Nshole, porte-parole de la CENCO qui se dit prêt à aller même en prison.
« Si il faut aller en prison parce que j’ai enregistré sans autorisation, je serais en prison mais au moins ce sont des vérités qui vont libérer tout un peuple ».
A ceux qui pensent que la CENCO et l’ECC sont des tribalistes, ils répondent que c’est un manque de respect et une injure grave. C’est une récupération politicienne, s’indigne l’abbé Donatien Nshole qui explique que : « C’est pour cela qu’on évoque le rôle du chef de l’Etat comme garant de la cohésion nationale. Cette histoire de tribaliste a commencé à l’époque des échanges sur Malonda. Certains avaient inventé une histoire selon laquelle le Cardinal aurait donné un mot d’ordre pour écarter les candidats kasaiens. Cela nous avait peiné, malheureusement nous avons eu du mal à prouver ».
Suite à ces mensonges-là, poursuit-il, nous avons pris la décision d’enregistrer les choses qui permettront de prouver et de nous défendre au cas où ils changent de version comme ils sont habitués, conclut-il.
Le critère du choix de celui qui doit diriger la CENI au nom des confessions religieuses, la plateforme estime qu’il doit être une personne ayant un leadership éthique et consensuel avéré, une maîtrise de la gouvernance électorale, des compétences managériales, une loyauté sans faille au respect de la Constitution et des lois de la République et un courage exceptionnel de proclamer les véritables résultats issus des urnes.
Dominique Malala
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Un commentaire
Je préfère que l’Etat récupéré son pouvoir. Les églises doivent s’occuper du social et non de la politique. Mr Shole doit cesser avec ses mensonges pour distraire les Congolais. Je ne vois pas pourquoi le président de la République ne ferait pas les choses comme en Angola et au Rwanda. Les églises doivent se taire et se retirer. Le Christ n’a pas laissé une Église qui s’appellerait catholique ou Ecc ou les églises de réveil. Il a laissé son Église non politique. La RDC est un ETAT Laïc