« Je viens de m’adresser aux médias au sujet de l’accord de paix historique signé ici, au Département d’État, entre la RDC et le Rwanda. Il témoigne de la détermination des États-Unis à contribuer à mettre fin à un conflit qui dure depuis trente ans et à instaurer la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs. La priorité est désormais de traduire les engagements en actes, et les États-Unis sont prêts à soutenir chaque étape », a écrit Boulos.
Cet accord, signé le 28 juin dernier, marque une avancée significative dans la recherche d’une paix durable dans l’Est de la RDC, ravagé depuis des décennies par les conflits armés, la présence de groupes rebelles, et les tensions frontalières avec le Rwanda.
Cet accord prévoit plusieurs engagements clés : La cessation immédiate des hostilités entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les groupes soutenus par Kigali, notamment le M23 ; Le retrait ordonné des éléments du M23 des zones occupées, sous supervision d’une commission conjointe internationale ; Le renforcement du mécanisme de vérification régional, avec l’appui de la CIRGL et de l’Union africaine ; La coopération bilatérale renforcée dans la lutte contre les groupes armés non-étatiques et les réseaux de criminalité transfrontalière ;
Un volet économique et humanitaire, incluant la réhabilitation des zones affectées, le retour des déplacés internes et des réfugiés, ainsi que la réouverture de certains postes frontaliers sous contrôle mutuel.
Les États-Unis, catalyseurs de la paix?
L’implication directe de Washington, à travers le département d’État, confirme la volonté américaine de réinvestir diplomatiquement dans les dossiers africains majeurs, en particulier dans la région des Grands Lacs. Le rôle de médiateur exercé par les États-Unis dans ce processus a été salué par plusieurs acteurs, dont la société civile congolaise, certains leaders politiques comme Moïse Katumbi, et des partenaires internationaux.
Les autorités congolaises, par la voix de la ministre des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba, ont affirmé que l’accord a été signé dans le strict respect de la souveraineté et des intérêts fondamentaux de la RDC, rejetant toute idée d’un compromis sur les ressources naturelles du pays.
Prochaines étapes
La réussite de cet accord dépendra de la mise en œuvre effective de ses dispositions. Une mission conjointe d’évaluation est attendue dans les semaines à venir pour inspecter le terrain et vérifier le respect des engagements. Les États-Unis, de leur côté, ont exprimé leur disponibilité à accompagner les efforts sur le plan diplomatique, logistique et financier.
Alors que les regards restent tournés vers l’Est de la RDC, meurtri depuis trop longtemps, cet accord pourrait bien constituer une étape décisive vers la fin d’un cycle de violences et l’ouverture d’un nouveau chapitre de coopération régionale. Mais comme l’a rappelé Massad Boulos, «la priorité est désormais de traduire les engagements en actes».
Christian Okende
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Un commentaire
J’ai comme l’impression que les Etats Unis ignorent la façon d’agir des acteurs. Je les invite à une anticipation pour faire appliquer cet accord si non demain sera tard. Le Rwanda ne comprend jamais