Le processus de mise en œuvre de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda a officiellement débuté avec la mise en place d’un mécanisme de sécurité conjoint. L’annonce a été faite ce lundi 14 juillet par l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, lors d’une interview sur RFI Afrique.
Selon elle, ce mécanisme vise à coordonner la neutralisation des FDLR et le retrait progressif des troupes rwandaises. « C’est un accord réaliste fondé sur des engagements réciproques. Nous avons clairement indiqué qu’il y aurait des conséquences si ces engagements n’étaient pas respectés, notamment des sanctions ou d’autres mesures diplomatiques », a-t-elle averti.
Pour Washington, ce développement est une étape cruciale vers une paix durable, en ouvrant des perspectives positives pour les deux pays. L’ambassadrice Tamlyn a par ailleurs mis en avant les nouvelles dimensions de cet accord, qui va au-delà des questions sécuritaires. Il introduit notamment des incitations économiques dans un cadre régional, avec en point d’orgue un projet hydroélectrique de 760 millions de dollars devant relier la RDC, le Rwanda et le Burundi.
« Ce projet existe depuis longtemps, mais sa mise en œuvre dépend de la paix. Une société américaine y participe aux côtés de plusieurs pays et entreprises. C’est un projet complexe qui nécessite la confiance entre ces nations. Sa réussite dépendra donc du bon déroulement de l’accord de paix », a-t-elle précisé.
L’ambassadrice a également annoncé que le président Trump est prêt à accueillir les présidents congolais et rwandais à Washington pour la signature d’un accord définitif. Cette rencontre viserait à officialiser la paix au plus haut niveau et à ouvrir la voie à de nouveaux partenariats économiques entre les deux voisins.
Albert Einstein M
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