Selon les informations recueillies auprès de la société civile locale, un premier bilan officiel fait état d’au moins 120 corps déjà repêchés, répartis sur plusieurs axes de la zone sinistrée.
« Les corps ont été retrouvés sur différents axes, notamment Kaniro Mushwa et Kinigi (66 corps), Ngungu–Humule (40 corps), Matanda (9 corps) et Rubaya centre (7 corps, dont deux filles mineures) », a confié une source locale sous couvert d’anonymat.
Toutefois, des sources concordantes sur le terrain évoquent un bilan bien plus lourd. Le nombre de victimes pourrait dépasser les 200 morts, parmi lesquelles figureraient de nombreux enfants et des femmes enceintes. Plusieurs corps resteraient encore ensevelis sous les décombres, rendant le bilan provisoire et susceptible de s’alourdir.
La tragédie s’est produite dans un contexte d’exploitation minière anarchique, dans une zone où l’État congolais ne peut plus exercer son autorité depuis la prise de contrôle par les rebelles de l’AFC-M23. L’absence de mesures de sécurité, le non-respect flagrant de la législation minière et le recours à une main-d’œuvre vulnérable, y compris des mineurs, exposent quotidiennement les populations à des risques mortels.
Dans cette région montagneuse du Nord-Kivu, les éboulements sont fréquents, mais leurs conséquences sont dramatiquement amplifiées par l’insécurité et l’exploitation sauvage des ressources naturelles.
Alors que les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions extrêmement difficiles, la communauté locale lance un appel pressant à une intervention humanitaire d’urgence, afin de porter secours aux survivants et d’extraire les victimes encore ensevelies.
Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière le coût humain tragique de l’exploitation des minerais dans l’est de la RDC, sur fond de conflits armés persistants et d’effondrement de l’autorité de l’État.
Azarias Mokonzi
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