Cette session intervient dans un contexte toujours préoccupant dans l’est de la RDC. Malgré les accords de paix signés à Doha en novembre 2025 entre Kinshasa et le groupe rebelle M23, ainsi que les Accords de Washington conclus en décembre entre la RDC et le Rwanda, les violences persistent sur le terrain.
Les membres du Conseil devraient être informés des avancées jugées fragiles du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu. Plusieurs délégations devraient également exprimer leur inquiétude face à la poursuite des combats, notamment après l’attaque de drone du 11 mars à Goma, qui a coûté la vie à une employée du UNICEF.
En marge de cette réunion, une déclaration présidentielle pourrait être adoptée. Proposée par la France, elle fait encore l’objet de négociations, après des réserves exprimées par la Chine, la Russie et les États-Unis.
La MONUSCO traverse par ailleurs une période critique. La mission a vu ses effectifs en uniforme réduits de près d’un quart, tandis que sa capacité opérationnelle est fortement affectée par la crise de liquidités qui touche l’ensemble du système des Nations unies.
En amont de cette séance publique, le Conseil avait déjà tenu, le 16 mars, des consultations à huis clos à la demande de la France. Ces échanges faisaient suite à une intensification des combats dans l’est du pays, exacerbée par la frappe de drone meurtrière à Goma.
Plusieurs membres du Conseil avaient condamné fermement cette attaque et rappeler l’impératif de protection des civils et des travailleurs humanitaires. Dans un communiqué publié le 11 mars, la MONUSCO a souligné que les attaques visant le personnel des Nations unies pourraient être qualifiées de crimes de guerre au regard du Statut de Rome.
Silas MUNGINDA
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