Selon le Lieutenant-Colonel Mak Hazukay Mongba, porte-parole des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), des frappes de drones ont visé plusieurs localités de la région de Minembwe durant la soirée du samedi 18 avril.
L’attaque, attribuée à l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23, n’a pas seulement visé des positions militaires. Les localités peuplées de Mikenge et Kakenge ont été pilonnées. Ces bombardements ont également touché le secteur résidentiel dit « Point Zéro ».
Lors de ces attaques qualifiées d’aveugles par l’armée, au moins 4 civils ont été tués et 8 autres blessés graves, principalement des femmes et des enfants. Cette offensive militaire intervient dans un contexte politique tendu, moins de 24 heures après la clôture de la 9ème session des pourparlers de Montreux, en Suisse. Ces discussions visaient pourtant à trouver une issue pacifique au conflit qui oppose le gouvernement congolais aux rebelles de l’AFC/M23.
Les FARDC fustigent une « attitude belliqueuse » qui contredit les engagements pris lors de ces sommets internationaux. « Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo se réservent le droit de mettre en œuvre toute mesure appropriée et de conduire les ripostes nécessaires », précise le communiqué parvenu dimanche soir à BETO.CD
Cependant, tout en présentant leurs condoléances aux familles des victimes, les autorités militaires congolaises réaffirment leur détermination à assurer leur mission régalienne de protection des populations. Cette nouvelle attaque à l’aide des drones intensifie le conflit dans les Hauts Plateaux du Sud-Kivu. Pour l’instant, la situation sur le terrain demeure extrêmement précaire.
Serge SINDANI
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
