Cette mission, placée sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa, devra être lancée dans un délai de 30 jours. Elle impliquera plusieurs membres du gouvernement, notamment les Vice-Premiers ministres en charge des Transports, de l’Économie nationale et du Budget, ainsi que les ministres du Commerce extérieur, des Finances, des Mines et du Portefeuille.
Des institutions clés telles que l’Inspection générale des finances (IGF), la Gécamines et des membres du Cabinet du Chef de l’État seront également associées à cet exercice.
Présenté comme « exhaustif et nominatif », cet audit vise à vérifier le respect des obligations de rapatriement des recettes d’exportation, tout en évaluant la gouvernance des coentreprises et des actifs miniers de l’État.
S’inscrivant dans la continuité des orientations prises lors des Conseils des ministres de novembre 2021 et mai 2025, cette initiative devra permettre d’identifier les manquements, d’estimer les recettes non perçues et de proposer des mesures correctives.
Par ailleurs, la mission devra finaliser l’interconnexion des administrations impliquées dans la chaîne minière, notamment l’OGEFREM, l’OCC, la DGDA, la Banque Centrale du Congo ainsi que les banques commerciales concernées.
Les premiers résultats de cet audit sont attendus pour le 20 juin 2026. Une échéance qui témoigne de l’importance accordée par Félix Tshisekedi à la gouvernance de ce secteur stratégique.
Le Chef de l’État souligne que les réformes engagées ont déjà permis d’atteindre des niveaux historiques de production. En 2024, la RDC a exporté plus de 3,1 millions de tonnes de cuivre et environ 220 000 tonnes de cobalt. Une dynamique qui s’est poursuivie en 2025, avec des exportations de cuivre atteignant plus de 3,4 millions de tonnes.
O.Fiston
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