Ces opérations sanglantes ont visé de manière simultanée dles localités de Tsuba, Lilo 1, Zanyo et Liju. Selon des sources locales concordantes, des éléments armés identifiés comme appartenant à la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) ont mené des assauts ciblés contre des populations civiles et des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le bilan provisoire fait état d’au moins neuf morts, mais la nature des victimes souligne l’horreur de l’attaque. Les assaillants s’en sont pris à des piliers de la communauté : un chef de village, un responsable religieux ainsi qu’un directeur d’école ont été exécutés. Dans leur sillage meurtrier, les assaillants n’ont pas épargné les familles, tuant certains de ces notables avec leurs épouses.
Outre les vies fauchées, de nombreuses habitations ont été réduites en cendres, forçant les survivants à un exode massif vers l’inconnu.
L’inquiétude grandit pour les rescapés. Si une partie des déplacés a pu être orientée vers le site de Gina grâce à l’intervention de la MONUSCO, des centaines d’autres manquent de tout.
« Plusieurs civils se trouveraient encore en brousse, exposés aux intempéries, à la faim et aux risques sécuritaires suite à ce regain d’attaques », alerte un acteur communautaire local, craignant une dégradation rapide de la situation sanitaire.
Cette attaque n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans une stratégie de harcèlement de plus en plus agressive de la part de la CRP. Ce groupe armé, déjà pointé du doigt pour des incursions récentes, semble désormais cibler frontalement les forces régulières.
Azarias Mokonzi
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