Cette première étape concerne au total 1.079.675 candidats inscrits à l’épreuve de dissertation du cycle long, dont 482.557 filles (44,7 %) et 597.118 garçons (55,3 %), répartis dans plus de 3.000 centres à travers le pays et dans certains centres à l’étranger.
Dans son allocution, la ministre d’État a souligné le caractère stratégique et complexe de l’organisation de cet examen national : « Organiser l’examen d’État, c’est conduire une opération nationale de grande ampleur. Elle mobilise l’inspection générale, les inspecteurs, les superviseurs, les chefs de centre, les services déconcentrés ainsi que les équipes administratives, logistiques et techniques. »
Rendant hommage à tous les acteurs impliqués, Raïssa Malu a insisté sur l’exigence de rigueur qui entoure ces épreuves : « Leur rigueur garantit la crédibilité de cette session. Cette crédibilité protège la valeur du diplôme, respecte les efforts des élèves et renforce la confiance des familles dans l’école congolaise. »
Elle a également rappelé la responsabilité de l’État d’assurer l’équité : « Garantir à chaque candidat les mêmes exigences de sérieux, de justice et de transparence. »
Un message aux candidats
S’adressant directement aux finalistes, la ministre a salué leur parcours et leur résilience, notamment pour ceux évoluant dans des zones en proie à des crises :« Vous avez travaillé, vous avez persévéré (…) En vous présentant à ces épreuves malgré l’adversité, vous affirmez une chose essentielle : l’éducation doit rester debout, partout et pour tous. »
Elle a insisté sur les valeurs fondamentales à observer. « L’examen d’État ne mesure pas seulement des connaissances. Il consacre aussi une discipline, une maturité et un sens des responsabilités. Refusez toute forme de fraude », a-t-elle déclaré, avant de conclure :« L’examen d’État demeure un repère national. Il ouvre la voie à l’enseignement supérieur, à l’emploi, à l’innovation et au service à la nation. »
Kinshasa : une forte mobilisation et une progression des filles
Au niveau provincial, les autorités éducatives de Kinshasa ont salué l’engagement de l’ensemble des acteurs du secteur. Le ministre provincial de l’Éducation a mis en avant la portée intellectuelle de la dissertation : « Elle constitue une occasion de démontrer votre capacité de réflexion, votre esprit critique, votre créativité intellectuelle ainsi que votre maîtrise de la langue et des idées. »
Il a exhorté les candidats à faire preuve de discipline :« Évitez toute forme de fraude, car la réussite véritable repose sur le travail, l’honnêteté et le mérite personnel. »
Dans la capitale, 187.768 candidats prennent part à cette session, dont 99.583 filles contre 88.185 garçons, une progression notable qui témoigne des efforts en faveur de la scolarisation des jeunes filles.
L’éducation, pilier du développement national
De son côté, l’Inspecteur principal provincial de Kinshasa-Lukunga, Vital Lumbala Kadiata, a insisté sur la dimension structurante de l’éducation : « L’éducation n’est pas un luxe, mais une urgence (…) une arme la plus puissante pour changer le monde. »
Il a rappelé que la hors-session constitue une étape déterminante : « C’est l’étape qui nous rassure que les enfants sont bien préparés pour les évaluations finales et pour affronter les études supérieures. » Dans sa juridiction, 43.850 candidats sont inscrits, dont 24.620 filles, répartis dans 91 centres.
Christian. T EZECHIEL
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
