Alors que 2028, dernière année du deuxième mandat du Président Félix Tshisekedi, tend à s’approcher, la question des échéances électorales est dorénavant au centre des débats en RDC. Lors d’une conférence de presse, tenue ce mercredi à Kinshasa, le chef de l’État Félix Tshisekedi a conditionné l’avenir du cycle électoral à la libération des territoires occupés par le M23, soutenu par le Rwanda.
Évoquant l’agression rwandaise via les rebelles du M23, Tshisekedi a été catégorique. Pour lui, l’intégrité territoriale est un préalable non négociable à l’exercice démocratique.
« Si on ne peut pas terminer cette guerre, malheureusement on ne pourra organiser les élections en 2028. On ne peut pas organiser les élections sans les parties occupées », a déclaré le garant de la nation face à la presse congolaise.
Au Nord-Kivu, plusieurs localités ont échappé au contrôle de Kinshasa, depuis 2024. Cette situation prive de facto des milliers de Congolais de leur droit de vote. Pour le Président, l’impératif est de taire les armes et privilégier le processus démocratique.
Bien plus, revenant sur ses déclarations antérieures où il promettait de répondre à « la moindre escarmouche » par une offensive directe contre Kigali, Félix Tshisekedi a présenté ses excuses. Il justifie ce revirement par une méconnaissance, à l’époque, de l’état réel du fonctionnement de l’appareil sécuritaire. Selon lui, la réalité du terrain a révélé une armée « affaiblie et désorganisée » structurellement, composée de soldats vivant dans des conditions précaires, qu’il a encore qualifiés de « clochards », et profondément « infiltrée » par des éléments à la solde de l’ennemi.
Le Président a affirmé que le degré de trahison et d’infiltration au sein des FARDC lui avait été délibérément caché par certains responsables. Dans la même perspective, il a réaffirmé sa volonté de pacifier l’Est du pays, lontemps en guerre.
Serge SINDANI
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