Dans un contexte marqué par des discussions et spéculations autour d’éventuelles réformes institutionnelles, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de préserver l’esprit de la Constitution, qu’il considère comme le fondement de l’équilibre des institutions et de la stabilité du pays.
« Y toucher, ou même en débattre, exige de l’écoute, de la rigueur, de la responsabilité et un sens élevé de l’intérêt national », a déclaré Félix Tshisekedi devant les journalistes.
Le président congolais a également mis en garde contre toute instrumentalisation politique de la Constitution, affirmant que celle-ci ne devait ni être « confisquée » ni devenir un « instrument de circonstance ». Pour lui, tout échange sur les institutions doit se faire dans le respect des principes démocratiques et du cadre républicain.
« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat. Mais je vous le dis si le peuple veut que j’ai un troisième mandat, j’accepterai. Je saurai heureux de terminer mes deux mandats en laissant ce pays sur des bons rails. Mais si les Congolais me demandent de revenir au front, je suis à leur disposition. Si changement ou révision doit se faire, ce ne sera jamais sans consulter la population, par référendum», a déclaré Félix Tshisekedi.
Au cours de cette intervention, Félix Tshisekedi a réaffirmé son attachement au dialogue politique, tout en rejetant les initiatives susceptibles de fragiliser les institutions de la République. Il a dénoncé ce qu’il qualifie de « haine permanente », de « désinformation » et de « contestation stérile », estimant que ces pratiques contribuent à détériorer le climat politique et le débat public.
Tout en reconnaissant que la critique demeure légitime dans un système démocratique, le Chef de l’État a exhorté les acteurs politiques et sociaux à privilégier « l’unité sur l’essentiel » ainsi que « la responsabilité dans la divergence ».
Christian Okende
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