Cet exercice, au-delà de son caractère légal, a permis aux députés d’évaluer le fonctionnement de la CENI et l’état d’avancement du processus électoral en République démocratique du Congo.
Dans son exposé, Denis Kadima est revenu sur les activités menées dans le cadre du cycle électoral 2022-2027, notamment l’organisation des élections indirectes des sénateurs, des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les provinces du Kwilu et du Sud-Ubangi. Ces scrutins, initialement reportés, se sont déroulés sans incidents majeurs et ont permis de rétablir la continuité des institutions provinciales.
Cependant, certaines élections, notamment celles des conseillers urbains, bourgmestres et maires, n’ont pas pu être organisées faute de financement, malgré la préparation complète du processus. Le président de la CENI a précisé que cette situation est liée uniquement à l’insuffisance des moyens financiers.
Le rapport a également mis en avant les efforts de coopération de la CENI, tant au niveau national avec l’Office national d’identification de la population (ONIP), qu’au niveau international, avec la participation active de la RDC dans les initiatives électorales en Afrique centrale.
S’agissant de l’avenir, la CENI prévoit des réformes visant à améliorer le cadre électoral, simplifier les procédures et introduire davantage de technologies, notamment pour le dépôt des candidatures.
Face aux nombreux défis logistiques, sécuritaires et financiers, Denis Kadima a appelé à une mobilisation collective pour garantir la réussite des élections de 2028.

À l’issue des échanges, les députés ont salué les efforts de la CENI tout en insistant sur la nécessité de lui accorder, à temps, les moyens financiers nécessaires pour assurer un meilleur rendement.
L’Assemblée nationale a finalement jugé recevable le rapport présenté.
Christian T. ÉZÉCHIEL
