En clôturant sa tournée agricole dans l’Est du pays, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a lancé un appel à la mobilisation nationale pour la campagne agricole 2025-2026, rapporte la cellule de communication. Axée sur la relance des cultures vivrières et la promotion des cultures pérennes à forte valeur ajoutée, cette campagne vise à réduire la dépendance alimentaire de la RDC et à positionner le pays sur le marché international du cacao, du café et du palmier à huile.
Selon les informations rapportées par la cellule de communication, le ministre a rappelé que cette campagne repose sur deux priorités essentielles : renforcer la sécurité alimentaire par la relance des cultures vivrières telles que le maïs, le soja, le haricot, l’arachide, le riz et le manioc, et faire du cacao, du café et du palmier à huile des leviers économiques capables de générer des devises, de créer des emplois et de stimuler la transformation locale.
En visite à Mutwanga, au pied du parc des Virunga, Muhindo Nzangi, accompagné de la directrice générale de l’ONAPAC, a salué le projet pilote de la Fondation Virunga qui combine production agricole et transformation industrielle.
« Ce modèle crée des emplois, ajoute de la valeur aux produits locaux et contribue à sécuriser les zones de production. C’est une voie que nous voulons dupliquer dans d’autres provinces », a-t-il déclaré.
Surnommé «l’homme de la révolution agricole agressive», Muhindo Nzangi a mis en garde les réseaux impliqués dans la contrebande du cacao congolais vers les pays voisins.
« Les sociétés impliquées dans la fraude perdront leurs licences. Notre cacao doit profiter aux producteurs congolais, pas à nos voisins », a-t-il insisté, tout en encourageant les exportations légales et la transformation locale.
Réagissant aux préoccupations de l’Union européenne sur la traçabilité et l’impact environnemental du cacao congolais, il a assuré de l’engagement du gouvernement à concilier développement agricole et préservation des forêts.
« Nous allons produire en respectant l’environnement. Nos cultures doivent se développer en dehors des aires protégées et des tourbières », a-t-il affirmé.

Le ministre d’État a lancé un appel vibrant à l’ensemble de la population : « Le cacao, le café et le palmier à huile sont des cultures d’avenir. J’invite chaque Congolaise et chaque Congolais à s’engager dans leur production. L’agriculture est la clé de notre sécurité alimentaire, de notre paix et de notre prospérité. »
Rédaction
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