La Belgique a officiellement sollicité, ce mercredi 24 septembre à New York, le soutien de la République démocratique du Congo (RDC) pour sa candidature à l’accueil du secrétariat du traité des Nations unies sur la biodiversité marine dans les zones ne relevant pas de la juridiction nationale (BBNJ).
La requête a été présentée lors d’un événement parallèle organisé par la mission diplomatique belge aux Nations unies. La ministre belge de l’Environnement, Annelies Verlinden, a insisté sur le rôle stratégique de la RDC en tant que partenaire incontournable, compte tenu de ses vastes ressources en eau douce.
« Nous sommes très heureux d’avoir ratifié ce traité avec plusieurs pays. Il est essentiel d’avoir la RDC à nos côtés, car protéger les océans ne connaît pas de frontières », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que la réussite de cette candidature renforcerait la protection de la haute mer, qui couvre plus de 64 % des océans mondiaux.
Adopté récemment, le traité BBNJ vise à enrayer la perte de biodiversité en haute mer et prévoit de consacrer 30 % de cette zone en aires marines protégées d’ici 2030.
En réponse, la ministre congolaise de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a salué cette démarche. Elle a rappelé que la RDC concentre à elle seule plus de 50 % des ressources en eau douce du continent africain, un atout majeur dans la gouvernance mondiale des ressources aquatiques.
« La RDC ne peut que soutenir cette initiative. Ensemble, nous pouvons bâtir une stratégie gagnante pour nos pays respectifs et pour la planète », a affirmé la ministre.
La candidature de Bruxelles est actuellement en compétition avec celle de Valparaiso, au Chili. La décision finale sera tranchée lors de la première Conférence des Parties (COP) sur la haute mer, prévue en 2026.
C. Timothée ÉZÉCHIEL
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