Les journaliers affectés au site stratégique du barrage d’Inga, en République démocratique du Congo, ont adressé une lettre ouverte au Directeur Général de la Société Nationale d’Électricité (SNEL), Fabrice Lusinde, pour réclamer leur régularisation professionnelle, entamée depuis 2023.
Dans cette correspondance parvenue ce 19 août à BETO.CD, ces agents affirment avoir participé et réussi au contrôle technique organisé par la direction, une étape qui avait déjà permis l’engagement de plusieurs collègues.
Cependant, « malgré les instructions claires du ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Mbusa, autorisant la régularisation de notre situation, notre groupe reste exclu », dénoncent-ils.
Des démarches restées sans réponse
Le Collectif des journaliers SNEL Inga révèle avoir transmis à deux reprises des mémos à la Direction Générale à Kinshasa, sans obtenir de suite. « Ce silence nous plonge dans une profonde frustration, alors que nous continuons à servir avec dévouement sur le site stratégique d’Inga », peut-on lire dans leur lettre ouverte.
Ces agents affirment qu’ils continuent d’assurer des postes clés de responsabilité au sein du barrage, malgré ce qu’ils considèrent comme une injustice.
Les efforts du DG Fabrice Lusinde rappelés
Depuis sa nomination, le Directeur Général Fabrice Lusinde a multiplié des initiatives sociales pour améliorer les conditions du personnel de la SNEL, notamment à travers le plan de restructuration 2022–2025. En mai 2025, 363 journaliers basés à Kinshasa ont ainsi été régularisés avec des contrats à durée indéterminée. Le Conseil d’Administration de la SNEL a également donné son accord de principe pour une régularisation progressive à travers toutes les entités d’exploitation du pays, ce qui inclut le site d’Inga.
Le DG Lusinde avait d’ailleurs affirmé que « les autres provinces suivront », laissant espérer aux journaliers d’Inga qu’ils seraient concernés dans la suite du processus.
L’amertume d’Inga
Pour les journaliers du barrage, cette attente prolongée est incompréhensible. « Dans cette même procédure de régularisation, malgré le passage au contrôle technique et les instructions du ministre Jean Lucien Mbusa, nous n’avons pas été régularisés comme nos collègues exploitants de Kinshasa. Nos mémos sont restés sans réponse, et nous nous sentons abandonnés à notre triste sort », écrivent-ils.
Menace de marches pacifiques

Face à ce qu’ils estiment être une exclusion injuste, les journaliers d’Inga lancent un ultimatum.
« Nous demandons avec insistance que notre dossier soit traité avec équité et diligence, conformément aux engagements pris par la SNEL envers ses journaliers techniciens. Faute de réponse, nous nous verrons contraints d’organiser des marches pacifiques à Inga et de saisir les instances étatiques compétentes pour faire valoir nos droits », avertit le Collectif des journaliers SNEL Inga.
Christian Okende
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