Lors de la 50ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 4 juillet à Kinshasa, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a approuvé un plan de sauvetage à court terme en faveur de la Sucrière du Kivu (SUKI), entreprise agro-industrielle en grande difficulté dans la province du Sud-Kivu.
Le Ministre du Portefeuille, porteur du dossier, a alerté le Conseil sur l’urgence d’une intervention pour sauver cette société publique, dont le potentiel de production de sucre représente un enjeu économique et social majeur pour la région. Il a plaidé pour des mesures immédiates afin de prévenir une interruption de la chaîne de production, particulièrement en pleine campagne agricole.
Le Conseil des ministres a insisté sur la nécessité de renforcer sans délai la sécurité des employés, des équipements et des installations. Cette sécurisation vise à protéger les opérations agricoles actuellement en cours sur le site de la SUKI.
Par ailleurs, un appui financier urgent a été validé afin d’éviter la perte de plus de 1.400 hectares de canne à sucre déjà à maturité. Ce financement permettra d’assurer le bon déroulement de la campagne agricole 2024-2025 et de préserver l’outil de production.
Dans cette même dynamique, une mission conjointe du Conseil Supérieur du Portefeuille (CSP) et du Commissaire aux Comptes a été mandatée pour conduire un audit approfondi. Elle devra évaluer les actifs de la SUKI, les investissements réalisés, les engagements financiers, ainsi que les modalités de l’implication du partenaire privé, Super Group of Companies, dont la sortie définitive est envisagée.
Cette réorganisation vise à préparer l’ouverture du capital de l’entreprise à de nouveaux investisseurs, dans une logique de désengagement progressif de l’État, conformément aux recommandations du Conseil.
En attendant cette transition, le Gouvernement a décidé de la mise en place d’une équipe de gestion intérimaire pour assurer la continuité des opérations et de la gouvernance. Cette mesure vient combler le vide laissé par le retrait des représentants de Super Group of Companies, tout en assurant la stabilité de l’entreprise.
Ce plan de sauvetage, adopté à l’issue des délibérations, traduit la volonté affirmée du Gouvernement de protéger les actifs stratégiques de l’État et de renforcer la souveraineté agro-industrielle du pays, dans un contexte économique marqué par de fortes incertitudes.
Gilbert N.
En savoir plus sur BETO.CD
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
