À quelques jours de l’ouverture de la session budgétaire de septembre au Parlement, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito Mfumutshi, poursuit une série de consultations avec les institutions et les partenaires financiers afin de préparer l’examen et l’adoption du projet de loi de finances 2026. Lundi 25 août, il a été reçu par le président du Sénat, Sama Lukonde Kyenge, pour présenter les grandes lignes du texte budgétaire en cours de finalisation.
Selon les explications fournies, ce projet intègre les orientations du chef de l’État et prend en compte les implications politiques, économiques et sociales pour le pays, avec l’ambition d’offrir un cadre budgétaire réaliste répondant aux attentes citoyennes et aux priorités de l’exécutif.
Les prévisions initiales établies lors des conférences budgétaires de juillet tablaient sur un budget d’environ 11 milliards de dollars, légèrement en dessous des 11,7 milliards du cadre budgétaire à moyen terme. Toutefois, Adolphe Muzito a affiché une ambition renforcée en visant un budget de 13 milliards de dollars, contre 9,9 milliards dans la loi de finances rectificative en vigueur. Pour atteindre ce seuil, le gouvernement mise sur un élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement du civisme fiscal et une meilleure performance des régies financières, tout en restant réaliste en se fixant au moins l’objectif de 11,7 milliards de dollars.
Dans ce processus, le gouvernement a aussi impliqué les partenaires techniques et financiers. Le 20 août, Muzito a réuni autour de lui le FMI, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, l’Union européenne, l’Union africaine ainsi que plusieurs agences de coopération bilatérale. Ces partenaires ont salué la démarche participative et insisté sur la nécessité de renforcer la transparence et la rigueur budgétaire, notamment par la mise en place du Compte unique du Trésor, un outil destiné à centraliser et sécuriser les ressources publiques.
Le samedi 23 août, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, avait lui aussi reçu le vice-Premier ministre du Budget et son équipe. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement du projet et les moyens logistiques à mettre en place pour une session budgétaire qualifiée de hautement stratégique. Kamerhe a insisté sur la nécessité d’une implication précoce du Parlement afin de rationaliser le processus et d’éviter d’éventuels blocages institutionnels.
En multipliant ces concertations avec le Sénat, l’Assemblée nationale et les partenaires extérieurs, le gouvernement cherche à sécuriser l’adoption d’un budget 2026 qui se veut à la fois ambitieux et crédible.
Gilbert N.
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