L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a déclaré recevables, mardi 7 avril, deux projets de loi portant ratification d’accords de prêt conclus avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), rapporte la cellule de communication du ministère des Finances.
Présentés et défendus devant la plénière par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, ces textes s’inscrivent dans la stratégie gouvernementale de relance économique et de désenclavement des zones rurales.
Selon la cellule de communication du ministère des, cette étape marque une avancée importante dans la mise en œuvre de la vision sociale du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée notamment sur la réduction des inégalités et le développement des territoires enclavés.
À l’issue d’un débat jugé constructif, les députés nationaux ont décidé de transmettre les deux projets de loi à une commission mixte pour un examen approfondi avant leur adoption définitive.
D’un montant global de 150 millions de dollars américains, ces accords mobilisent plusieurs partenaires financiers, notamment le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Fonds de l’OPEP pour le développement international, le gouvernement congolais et la BADEA.
Les financements sont destinés à soutenir deux programmes majeurs.
Le premier concerne le Programme d’appui au développement rural inclusif et résilient (PADRIR), doté de 70 millions de dollars. Ce programme vise à lutter contre la pauvreté et l’isolement dans les provinces du Maniema, de la Lomami, du Kasaï-Central et du Kasaï-Oriental.
Le PADRIR prévoit notamment la réhabilitation de plus de 980 kilomètres de routes et de pistes rurales, dont l’axe stratégique Kindu-Kasongo. Il comprend également la construction d’infrastructures sociales de base au profit de près de 1,2 million de personnes.
Le second projet porte sur l’implantation des incubateurs des PME agricoles (PIIPME), financé à hauteur de 16 millions de dollars. Ce projet pilote ambitionne de stimuler l’entrepreneuriat et la création d’emplois, en particulier chez les jeunes et les femmes.
Huit incubateurs modernes seront déployés dans plusieurs provinces, notamment le Tanganyika, le Nord-Kivu et le Kongo Central, afin de soutenir la transformation locale de produits agricoles tels que le manioc, le maïs, le café et le cacao.
Prenant la parole devant les députés, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a insisté sur la portée stratégique de ces initiatives, qu’il a qualifiées « d’investissements structurants au service de la justice sociale et de la cohésion nationale ».
Selon le ministre des Finances, ces projets répondent à l’urgence de réduire la dépendance alimentaire du pays tout en dynamisant la croissance économique dans les territoires.
Le gouvernement se dit confiant quant à l’issue des travaux de la commission mixte, dont les conclusions devraient permettre un déblocage rapide des financements.
Ces fonds sont considérés comme essentiels pour améliorer les conditions de vie des populations rurales et favoriser l’émergence d’une classe moyenne agricole en République démocratique du Congo.
Silas Munginda
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