Les rocades Sud-est et Sud-ouest de Kinshasa, dans la capitale de la République démocratique du Congo financées par la Sino-congolaise des mines (SICOMINES) est un «bijou-infrastructure» qui améliore aujourd’hui de manière progressive, la vie socioéconomique de la population kinoise, selon les avis recueillis par les riverains.
« Nous avons une grande joie avec la construction de cette route. Nous sommes surpris de voir aujourd’hui un boulevard à Buma. Et à l’allure où vont les travaux, nous sommes certains qu’ils vont être achevés. De Buma (N’sele), nous ne pouvons pas atteindre Njdili brasserie (Mont-Ngafula). On ne pouvait que passer par Kingasani. Mais aujourd’hui avec cette route, tout se passe bien. Je félicite les chinois pour les travaux effectués et pour leur souci d’impliquer les jeunes. C’est vraiment bien de voir qu’ils occupent la jeunesse et qu’ils apprennent les techniques du métier», a déclaré M. Michael, habitant de Buma, dans la commune de N’sele.
Et Exaucé N., motard sur la route Mitendi-Grand hôtel – Ndjili brasserie, d’ajouter : «Aujourd’hui, c’est une grande joie, car comme on connaissait cette route avant, on amortissait nos engins facilement. Et bon nombre de gens refusaient d’emprunter cette route à cause de son état défectueux. Mais aujourd’hui, le déplacement devient facile, une belle route a été construite à travers cette forêt et a mis fin à l’insécurité».
Aussi, la construction de ces rocades permet aujourd’hui aux véhicules en provenance du Kongo central d’atteindre facilement Kinshasa, chose qui n’était possible que pour des camions à double traction, comme l’a indiqué Shiko, habitant à Ngombi, entité qui sépare Kinshasa du territoire de Kasangulu, province du Kongo central.
« En tout cas, les travaux sont visibles. Avant ce n’était que des camions à double traction qui passaient par ici. Merci pour le travail bien et rapide effectué par les chinois. On avait du mal à faire acheminer les biens jusqu’ici. Mais aujourd’hui c’est avec une grande facilité. Aussi, l’embouteillage a sensiblement été réduit, car nous voyons des véhicules provenant de la commune de Kintambo atteindre facilement les cimetières de Mbeseke sans détour par Matadi kibala», a-t-il dit.
D’après les ingénieurs rencontrés sur place, ces travaux de construction des rocades qui s’étendent sur 72 kilomètres évoluent bien. Et que d’ici fin janvier c’est le début de l’étape finale.
La Rocade sud-ouest s’étend du point kilométrique 0 (PK0) au PK24 et comprend trois ponts. Les travaux de fondation des ponts PK8 et PK12 sont terminés, et la fabrication des ponts est en cours. La pose des poutres va commencer lors de la prochaine phase, selon le constat fait.
Rocade sud-ouest actuellement à plus ou moins 60 %
« Le revêtement en asphalte a été achevé pour la première phase des travaux entre le PK8 et le PK12,5, et entre le PK13 et le PK19. L’avancement global de la Rocade sud-ouest est actuellement de 60 %. La Rocade sud-est, du PK0 au PK42, est actuellement achevée à 40 %», a expliqué Peng Bin, ingénieur en chef du projet de la Rocade de Kinshasa chez CREC 8.
Les travaux effectués présentement sur la Rocade sud-ouest comprennent principalement les travaux de fondation, de revêtement et deux ponts situés respectivement au PK8 et au PK12, a-t-on remarqué.
Le projet de l’échangeur sur la Route nationale 1 (RN1) au PK 21 qui est actuellement en cours de construction, comprend la structure inférieure traversant la rocade, les murs de soutènement et les travaux annexes de fondation.

La section sud-ouest qui est résidentielle se trouve à proximité du centre-ville, s’étend sur 24 kilomètres. C’est la section sud-est qui est plus longue que sa contrepartie sud-ouest et est située plus près de l’aéroport international de N’Djili. Une fois achevée, la rocade va faciliter l’accès des résidents vivant le long de son parcours à l’aéroport et au centre-ville. La Rocade de Kinshasa est densément peuplée tout au long de son parcours.
Exécutées par SISC, surveillées par l’ACGT sous financement de SICOMINES, ces rocades de Kinshasa traduisent la volonté de la partie chinoise à faire bénéficier la RDC de son expertise dans le développement rapide du réseau routier. Et la RDC a tout intérêt à se fier à ce partenaire, surtout lorsqu’on sait qu’avec sa politique de construction des routes, la Chine a su étendre son économie, moderniser ses industries et réduire la pauvreté grâce à l’amélioration de ses routes et ses infrastructures rurales.
Rédaction
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