Le Président des États-Unis, Donald J. Trump, recevra ce vendredi à la Maison Blanche Thérèse Kayikwamba, ministre des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, ainsi que son homologue rwandais, quelques heures après la signature officielle de l’Accord de paix RDC-Rwanda intervenue ce jour au Département d’État.
Cet accord, qualifié d’historique, prévoit un désengagement progressif des troupes rwandaises du territoire congolais. Mais pourquoi le terme « désengagement » est-il préféré à celui de « retrait » ?
Selon les services de communication de la présidence américaine, ce choix n’est pas anodin. Le mot « désengagement » recouvre en effet un processus plus large et structuré que le simple « retrait ». Il inclut non seulement le repli des troupes, mais aussi l’arrêt effectif des hostilités, le rapatriement du matériel militaire ainsi que la désactivation de l’ensemble des dispositifs de défense déployés dans l’Est de la RDC.
Ce vocabulaire reflète la volonté de Washington d’inscrire cet accord dans une dynamique complète de stabilisation, et non dans une opération unilatérale de retrait qui laisserait place à un vide sécuritaire. En d’autres termes, le « désengagement » implique une responsabilisation graduelle et coordonnée, à l’image d’autres processus internationaux : retrait de la MONUSCO au Sud-Kivu, désengagement progressif des troupes françaises au Sahel ou encore réduction des forces américaines au Moyen-Orient.
Vendredi après-midi, à 15 heures locales (20 heures à Kinshasa), Donald Trump recevra à la Maison Blanche les deux ministres signataires, réaffirmant ainsi l’appui américain à ce désengagement ordonné, perçu comme un tournant majeur pour la paix dans la région des Grands Lacs.
C. Timothée ÉZÉCHIEL
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