À Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï Central, une affaire de présumée escroquerie impliquant une structure se présentant comme une institution de microfinance, dénommée Cabinet d’études et d’intermédiation coopérative (CEICOP), met en évidence les risques liés à la prolifération d’agences opérant en marge d’un cadre réglementaire clairement établi.
Depuis plusieurs semaines, la ville est le théâtre d’un mouvement de protestation mobilisant un grand nombre de commerçants et d’autres citoyens. Estimées à plus d’un millier de personnes, pour la plupart actives sur la place commerciale communément appelée Batetela, les victimes affirment avoir investi des sommes importantes avant de constater la fuite de certains responsables de la structure et l’arrestation d’autres.
Reçues ce mardi 23 décembre 2025 par le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, Guy Sabangu Kashala, les victimes indiquent avoir sollicité l’implication des élus provinciaux afin de trouver une issue à une situation qu’elles qualifient d’économiquement désastreuse.
S’exprimant au nom des plaignants, Joseph Kayembe Kalala a expliqué que la démarche visait à l’obtention de crédits auprès de l’agence CEICOP, laquelle se réclamait d’un partenariat avec Equity BCDC. Selon lui, le processus allait de l’ouverture d’un compte jusqu’au remboursement du prêt.
« Ils nous demandaient d’abord 10 dollars pour l’ouverture du dossier, puis 2 % du montant sollicité pour l’enquête, avant d’exiger 15 % du montant demandé. Le remboursement devait s’étendre sur une période allant de 3 à 36 mois. Par exemple, une personne sollicitant un crédit de 1 000 dollars devait verser environ 170 dollars au préalable », a-t-il expliqué.
Pierre Kabakila
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