Selon le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, l’appareil visait des positions loyalistes dans le village de Kakenge. Il a été intercepté et détruit en plein vol avant d’atteindre sa cible, sans faire de victimes ni causer de dégâts matériels.
Les FARDC dénoncent une « violation des engagements internationaux » encadrant l’usage des drones en zone de conflit. Elles accusent la coalition M23/Forces de défense du Rwanda (RDF) de recourir à ces engins dans des opérations qui auraient déjà causé des pertes civiles, notamment à Mikenge et à Point Zéro, lors d’incidents récents.
Un militaire rwandais aux mains des FARDC
Par ailleurs, l’armée congolaise affirme avoir capturé un membre des Forces spéciales rwandaises lors d’une riposte à une attaque dans la même région des hauts plateaux de Minembwe. « D’autres détails seront communiqués ultérieurement », a précisé le porte-parole militaire.
Face à ces développements, les FARDC assurent maintenir un niveau élevé de vigilance et réaffirment leur détermination à protéger les populations civiles et à défendre l’intégrité territoriale dans cette zone instable de l’Est de la RDC.

Cet incident intervient au lendemain de la visite à Goma du nouveau chef de la MONUSCO, James Swan. Le vendredi 24 avril, celui-ci a fixé quatre conditions pour garantir un suivi crédible, sûr et efficace du cessez-le-feu, parmi lesquelles la cessation de l’usage des drones offensifs.
La MONUSCO, mandatée pour appuyer le cessez-le-feu à travers le Mécanisme conjoint élargi de vérification plus (EJVM+), conditionne également son action à la fin du brouillage GPS, à la liberté de mouvement de son personnel ainsi qu’à la sécurisation des aéroports.
Isaac Bin-Ngeve
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