Le président de la République, Félix Tshisekedi, a lancé un appel aux journalistes congolais et étrangers à faire preuve de responsabilité dans le traitement de l’information liée à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
S’exprimant devant la presse nationale et internationale réunie à Kinshasa ce mercredi 6 mai, le Chef de l’État a salué le travail des professionnels des médias qui couvrent les conflits et les enjeux sécuritaires dans des conditions souvent difficiles.
Selon lui, les journalistes jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement démocratique du pays en permettant à la population de mieux comprendre les réalités nationales et de participer au débat public.
« La liberté de la presse n’est pas une faveur accordée par le pouvoir. Elle est une exigence démocratique », a déclaré Félix Tshisekedi devant les médias.
Le président congolais a toutefois insisté sur les défis liés à la désinformation et à la manipulation de l’opinion publique dans un contexte de guerre. Il a estimé que les conflits modernes ne se limitent plus aux affrontements armés, mais passent également par la propagande et la diffusion de récits destinés à influencer les populations.
Face à cette situation, Félix Tshisekedi a exhorté les journalistes à exercer leur métier avec professionnalisme, éthique et rigueur, notamment à travers la vérification des faits avant toute publication.
« Informer, ce n’est pas attiser. Critiquer, ce n’est pas détruire », a-t-il martelé.
Le Chef de l’État a également défendu l’idée d’un journalisme guidé par les valeurs républicaines et la défense des intérêts nationaux dans un contexte de guerre.
« Le patriotisme républicain n’est pas l’ennemi du journalisme ; il peut et il doit en être la boussole morale. Une information qui affaiblit délibérément les institutions de l’État au bénéfice de l’agresseur ne relève plus de la liberté de la presse ; elle s’apparente à une forme de complicité », a déclaré Félix Tshisekedi.
Le président de la République a enfin encouragé les médias à poursuivre leur mission d’enquête et de contrôle citoyen, tout en rappelant que la presse demeure « l’une des vigies de la République ».
Christian Okende
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