La psychose règne dans le sud du territoire de Mambasa, en Ituri. Après l’incursion sanglante menée jeudi 7 mai à Byakato, les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont entamé un mouvement de repli vers la zone de Kawame, emmenant avec eux plusieurs civils capturés dans leurs champs.
Selon des sources locales concordantes, les assaillants ont emprunté les mêmes pistes forestières que lors de précédentes attaques dans la région. Ce retrait n’est pas perçu comme une fuite, mais plutôt comme un repositionnement stratégique susceptible de faire peser de nouvelles menaces sur les populations civiles.
Le mouvement des rebelles vers Kawame inquiète particulièrement les habitants des localités voisines. Makumo, Mandumbi et même Mangina, située à la frontière avec le Nord-Kivu, sont désormais considérées comme des cibles potentielles. Craignant de nouvelles incursions, les populations locales appellent à un renforcement urgent du dispositif sécuritaire sur ces différents axes.
« Plusieurs civils, dont des femmes et des enfants, ont été pris en otage par les ADF lors de leur repli », confie une source locale sous couvert d’anonymat.
Le bilan humain de l’attaque de Byakato demeure encore flou, notamment en raison de la disparition de nombreux agriculteurs. Partis tôt le matin pour leurs travaux champêtres sur l’axe Kawame, plusieurs habitants ne sont toujours pas rentrés chez eux.
Des sources sur place indiquent que plusieurs civils auraient été emmenés de force par les rebelles pour transporter le butin pillé ou servir de boucliers humains.
Face à cette situation, des leaders communautaires demandent aux forces de défense et de sécurité de lancer des opérations de poursuite afin d’intercepter les assaillants et de libérer les otages avant qu’ils ne soient conduits plus profondément dans la forêt.
Azarias Mokonzi
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