Dans sa prise de parole lors de la plénière du jeudi 7 mai, Aimé Boji Sangara, président de la chambre basse du parlement congolais, a condamné fermement les actes de xénophobie dont sont victimes des Congolais en Afrique du Sud. Sa condamnation a été suivie par l’annonce de la convocation de la Ministre d’État en charge des Affaires étrangères pour s’expliquer devant les élus nationaux.
L’Afrique du Sud fait de nouveau face à une vague de haine envers les ressortissants africains, poussant les autorités congolaises à sortir de leur réserve. Cette audition vise à clarifier les mesures prises par la diplomatie congolaise pour protéger ses citoyens vivant sur le sol sud-africain.
La situation devient inquiétante pour plusieurs pays de l’Afrique. Malgré la diplomatie, ces états peinent à obtenir des garanties de sécurité durables pour leurs ressortissants. Depuis plusieurs semaines, des mouvements de xénophobie continuent de s’observer en Afrique du Sud.
Aimé Boji a annoncé par la circonstance qu’une délégation du parlement sera dépêchée à Pretoria pour s’enquérir de la situation et des raisons exactes de ce mépris. Cette mission parlementaire aura pour but de rencontrer les autorités locales et de témoigner de la gravité de la situation vue de Kinshasa.
En Afrique du Sud, le pays de Nelson Mandela, des locaux s’en prennent aux immigrés africains, œuvrant pour la plupart dans des petits commerces ou des emplois de fortune, allant jusqu’à des violences physiques. Ces actes de xénophobie sont régulièrement alimentés par des tensions sociales internes, mais restent inacceptables pour la communauté internationale.
Signalons que cette crise migratoire fragilise les relations bilatérales au sein de la SADC et que de nombreux observateurs craignent une escalade si des mesures concrètes ne sont pas prises par le gouvernement sud-africain.
Albert Einstein M
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